« C’était l’apocalypse » : au pied de la tour nord, un rescapé raconte son 11 Septembre, vingt-cinq ans après

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la mémoire des témoins directs reste un vecteur essentiel pour documenter l’événement. Selon un entreti
Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la mémoire des témoins directs reste un vecteur essentiel pour documenter l’événement. Selon un entretien publié par Le Figaro le 10 septembre 2026, un rescapé français, Mikaël Benfredj, s’exprime pour la première fois dans les médias sur ce qu’il a vécu au pied de la tour nord du World Trade Center. Son récit, recueilli par le correspondant à Washington Mayeul Aldebert, apporte un éclairage personnel sur le déroulement des faits au moment de l’impact.
## Un stage au cœur du quartier financier
Mikaël Benfredj avait 19 ans lorsqu’il est arrivé à New York pour un stage de fin d’études au sein de la banque Merrill Lynch. D’après son témoignage rapporté par Le Figaro, il se trouvait au pied de la tour nord avec son appareil photo lorsque le premier avion de ligne détourné a percuté l’édifice à 8 h 46, heure locale. Le Français décrit une scène qu’il qualifie d’« apocalypse », un terme qui traduit l’ampleur de la sidération ressentie par les témoins directs ce matin-là.
## Un choix de destination motivé par un imaginaire américain
Interrogé sur les raisons de sa présence à New York en septembre 2001, Mikaël Benfredj explique avoir été attiré par la culture américaine, les gratte-ciel et les grandes avenues. Il précise avoir déjà séjourné dans la ville enfant, avec ses parents, et avoir souhaité y retourner seul. Ce stage chez Merrill Lynch, qu’il décrit comme une banque mythique, s’inscrivait dans un parcours académique classique pour un étudiant français de l’époque. Ce contexte personnel permet de mesurer la brutalité de la rupture que les attentats ont introduite dans des trajectoires individuelles ordinaires.
## Un témoignage livré vingt-cinq ans plus tard
Le fait que ce rescapé s’exprime pour la première fois dans les médias un quart de siècle après les événements souligne la difficulté persistante à verbaliser une telle expérience. Selon les informations rapportées par Le Figaro, son récit s’inscrit dans une série de témoignages publiés à l’occasion de la commémoration des vingt-cinq ans des attentats. Ces prises de parole interviennent alors que les témoins directs deviennent progressivement minoritaires, ce qui confère à leurs propos une valeur documentaire croissante pour les historiens et les chercheurs travaillant sur la mémoire collective du 11-Septembre.
## Une mémoire toujours active
La publication de cet entretien témoigne de l’intérêt persistant du public et des médias pour les récits de première main, d’autant plus que les attentats ont structuré durablement les politiques de sécurité internationales. Les détails rapportés par Mikaël Benfredj, notamment sa position exacte au moment de l’impact et l’heure précise de la collision, s’ajoutent à un corpus déjà dense de témoignages. Toutefois, la portée de ces récits individuels reste difficile à évaluer sur le plan historique, chaque expérience apportant une nuance supplémentaire à la compréhension globale des événements.
La diffusion de ce témoignage, vingt-cinq ans après les faits, pourrait contribuer à nourrir les travaux mémoriels en cours, alors que les commémorations annuelles continuent de rythmer la vie publique américaine.