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« C’était une année pour rien » : à l’Assemblée, après la crise politique, une année d’apathie législative

Une · · Par Claire BERNARD

« C’était une année pour rien » : à l’Assemblée, après la crise politique, une année d’apathie législative

« C’était une année pour rien » : à l’Assemblée, après la crise politique, une année d’apathie législative Le Palais Bourbon traverse une période d’inertie légi

« C’était une année pour rien » : à l’Assemblée, après la crise politique, une année d’apathie législative

Le Palais Bourbon traverse une période d’inertie législative sans précédent depuis la crise politique de 2024. Selon un récit publié par Le Figaro le 20 juillet 2026, plusieurs députés de différents bords politiques dressent un constat accablant : l’année parlementaire écoulée aurait été marquée par une absence de cap et une production législative jugée « incohérente » et « inutile ».

Un constat partagé de l’apathie

Des lois sur l’euthanasie, les réseaux sociaux, la souveraineté agricole ou encore la sécurité du quotidien : les textes adoptés ces derniers mois semblent manquer de fil directeur. « Il n’y a aucune cohérence dans ce que l’on fait ici, aucune cohérence dans ce que le gouvernement porte. Nous sommes inutiles depuis 2024 et nous en sommes bien conscients », confie un député macroniste, cité par Le Figaro, dans des propos rapportés sous couvert d’anonymat. Ce sentiment d’impuissance ne serait pas isolé. Le député RN Franck Allisio renchérit : « C’est une année pour rien. Pour vraiment rien. Nous sommes dans un long moment de transition. Depuis Lecornu 2, il n’y a plus rien ». L’évocation de « Lecornu 2 » ferait référence à un remaniement ou à une séquence politique antérieure, dont l’effet sur la dynamique parlementaire serait désormais épuisé.

Des majorités fluctuantes et une absence de cap

La difficulté à dégager des majorités stables expliquerait en partie cette paralysie. Les textes votés le seraient au gré des présences dans l’hémicycle et des alliances de circonstance, sans ligne politique clairement définie. Un député de la droite, cité par le quotidien, exprime sa frustration : « Je ne vais pas mentir, je n’ai pas fait grand-chose ici, car l’Assemblée nationale… ». La phrase, restée en suspens dans l’article, suggère un sentiment de vacuité et d’impuissance face à une institution qui peinerait à retrouver son rôle central après la séquence de censure du gouvernement Bayrou, intervenue plus tôt dans l’année.

Une année de transition et d’interrogations

Ce constat d’apathie intervient dans un contexte politique fragilisé. La censure de François Bayrou, évoquée en introduction du récit du Figaro, aurait laissé des traces profondes. L’Assemblée nationale, qui a pourtant vécu des « émotions » fortes – de la chute du gouvernement à l’adoption de la loi sur l’euthanasie –, semblerait aujourd’hui fonctionner en roue libre. Les députés, toutes tendances confondues, peineraient à trouver un sens à leur mandat dans une configuration où l’exécutif lui-même paraît dépourvu de boussole. Cette année « pour rien » interroge sur la capacité des institutions à produire une action publique cohérente en période d’instabilité politique chronique.