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Budget : Sébastien Lecornu demande que les dépenses de l’État en 2027 restent «strictement au même niveau» qu’en 2026

Une · · Par Claire BERNARD

Budget : Sébastien Lecornu demande que les dépenses de l’État en 2027 restent «strictement au même niveau» qu’en 2026

## Budget 2027 : Sébastien Lecornu impose un gel des dépenses de l'État hors défense Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé, lundi 14 septembre 2026, u

## Budget 2027 : Sébastien Lecornu impose un gel des dépenses de l'État hors défense Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé, lundi 14 septembre 2026, un courrier à l'ensemble de ses ministres dans lequel il demande que les dépenses de l'État, hors défense, restent « strictement au même niveau » en 2027 qu'en 2026. Une consigne budgétaire révélée par l'AFP et relayée notamment par *Le Figaro* et *Les Échos*, qui traduit un durcissement du cadrage financier à l'approche de l'examen du projet de loi de finances. ## Une réouverture inédite des lettres-plafonds Selon les informations rapportées par l'AFP, le chef du gouvernement a décidé de rouvrir les lettres-plafonds, ces documents administratifs qui fixent le montant maximal de dépenses autorisé pour chaque ministère. « Face à la situation dégradée » sur le plan économique au niveau mondial, « j'ai décidé de rouvrir les lettres-plafonds afin de dégager un effort supplémentaire sur les dépenses de l'État », écrit Sébastien Lecornu dans ce courrier cité par *Les Échos*. Cette procédure, peu courante à ce stade de la préparation budgétaire, vise explicitement à « viser que les dépenses de l'État, hors défense, seront strictement au même niveau dans le budget 2027 que dans le budget 2026 ». Le Premier ministre invoque, auprès de ses ministres, un impératif d'« exemplarité » dans un contexte de finances publiques contraint. ## Le budget de la défense préservé La formulation retenue par Matignon n'est pas anodine. En excluant explicitement le périmètre de la défense du gel demandé, le Premier ministre confirme la trajectoire de hausse des crédits militaires engagée dans le cadre de la loi de programmation militaire. Ce traitement différencié pourrait, en creux, accentuer la pression sur les autres ministères, dont les enveloppes devront absorber l'inflation et les dépenses nouvelles sans augmentation nominale. D'après des sources gouvernementales citées par la presse économique, plusieurs départements ministériels, notamment ceux en charge des affaires sociales, de l'éducation ou de la transition écologique, pourraient se voir contraints de réviser à la baisse leurs ambitions pour 2027. ## Un contexte budgétaire sous tension Cette décision intervient dans un environnement macroéconomique que le gouvernement lui-même qualifie de dégradé. La France demeure sous surveillance rapprochée des agences de notation et de la Commission européenne, qui scrutent l'évolution du déficit public et de la dette. En effet, le maintien des dépenses à un niveau nominal constant constitue, en période d'inflation, une économie en valeur réelle — un levier fréquemment mobilisé par l'exécutif pour afficher un effort de rigueur sans annoncer de coupes budgétaires explicites. Toutefois, la méthode pourrait susciter des tensions au sein de la majorité, d'autant plus que l'exercice budgétaire s'annonce politiquement sensible à l'Assemblée nationale. ## Vers un automne budgétaire sous haute surveillance La réouverture des lettres-plafonds implique une nouvelle séquence de négociations entre Bercy et les cabinets ministériels, dont l'issue conditionnera le projet de loi de finances présenté à l'automne. Reste à savoir si cette consigne de gel, formulée à un an de l'exercice concerné, sera intégralement respectée dans le texte final. Plusieurs précédents suggèrent que les arbitrages de dernière minute peuvent en atténuer la portée. Les prochaines semaines diront si l'« exemplarité » invoquée par Sébastien Lecornu se traduira dans les chiffres, ou si elle demeurera une orientation de principe.