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Budget : Bruno Le Maire favorable à ce «qu’on demande une contribution aux très grosses fortunes»

Une · · Par Claire BERNARD

Budget : Bruno Le Maire favorable à ce «qu’on demande une contribution aux très grosses fortunes»

Budget : Bruno Le Maire propose une contribution exceptionnelle des très grosses fortunes et une désindexation des prestations sociales L’ancien ministre de l’É

Budget : Bruno Le Maire propose une contribution exceptionnelle des très grosses fortunes et une désindexation des prestations sociales

L’ancien ministre de l’Économie et des Finances d’Emmanuel Macron a relancé le débat budgétaire ce mercredi 26 août sur BFMTV. Bruno Le Maire s’est dit favorable à une contribution financière demandée aux très grosses fortunes, tout en prônant une désindexation des pensions de retraite, des minima sociaux et du barème de l’impôt sur le revenu, selon des informations rapportées par Le Figaro.

Une contribution ciblée pour financer les services publics

« Je ne suis pas socialiste », a d’abord prévenu Bruno Le Maire, avant de détailler sa proposition. L’ancien ministre a estimé qu’« il est très important qu’on demande une contribution aux très grosses fortunes ». Selon ses déclarations rapportées par Le Figaro, ces recettes supplémentaires « pourraient financer des services d’urgence dans les hôpitaux et des universités ». Cette prise de position, formulée dans un contexte de dégradation des finances publiques, intervient alors que le gouvernement cherche des leviers pour réduire le déficit sans compromettre la croissance économique.

La proposition de l’ancien locataire de Bercy s’inscrit dans un spectre plus large de réflexions sur la fiscalité des plus aisés. Toutefois, Bruno Le Maire n’a pas précisé les modalités concrètes de cette contribution, ni les seuils de patrimoine ou de revenus qui pourraient être concernés. Il a également écarté toute augmentation de la taxation de l’héritage, selon les éléments rapportés par le quotidien.

Une désindexation présentée comme un « frein d’urgence »

Parallèlement à cette contribution exceptionnelle, Bruno Le Maire a défendu une mesure structurelle : la désindexation de plusieurs dispositifs sociaux et fiscaux. « Il faut désindexer les pensions de retraite, les minima sociaux et le barème de l’impôt sur le revenu », a-t-il déclaré, estimant que « la désindexation est le seul frein d’urgence pour éviter d’aller dans le mur ». Cette mesure, si elle était appliquée, aurait pour effet de ralentir la progression des pensions et allocations, qui n’augmenteraient plus au même rythme que l’inflation.

Concernant le barème de l’impôt sur le revenu, son maintien à un niveau figé entraînerait mécaniquement une hausse d’imposition pour les contribuables dont les salaires progressent avec l’inflation. D’autres ménages, dont les revenus franchiraient les seuils d’imposition, pourraient également devenir imposables. Cette double dynamique suscite des interrogations sur son acceptabilité sociale, d’autant plus que le gouvernement précédent avait mis en avant la stabilité fiscale comme marqueur de sa politique.

Un signal politique et des implications budgétaires

Ces déclarations interviennent dans un climat de tensions budgétaires accrues. Selon les informations rapportées par Le Figaro, Bruno Le Maire a insisté sur le caractère collectif de l’effort nécessaire, évoquant « ce sentiment profond que toute la nation a compris la gravité du problème ». Cette formulation suggère une volonté d’élargir la base des sacrifices au-delà des seuls ménages modestes, traditionnellement touchés par les mesures d’austérité.

La position de l’ancien ministre pourrait toutefois rencontrer des résistances politiques, tant au sein de la majorité que parmi les oppositions. D’un côté, une partie de la droite pourrait s’opposer à toute forme de prélèvement supplémentaire sur les patrimoines les plus importants. De l’autre, la gauche pourrait juger insuffisante une contribution qui ne s’accompagne pas d’une réforme fiscale plus profonde. Par ailleurs, la désindexation du barème de l’impôt sur le revenu, qui constitue un mécanisme automatique de compensation de l’inflation, pourrait être perçue comme une hausse déguisée des prélèvements obligatoires.

À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par l’exécutif. Les déclarations de Bruno Le Maire, formulées à titre personnel, reflètent néanmoins un débat qui traverse la majorité sur les arbitrages à opérer pour le prochain budget. La question de la contribution des plus fortunés pourrait ainsi s’inviter dans les discussions parlementaires à venir, alors que les marges de manœuvre budgétaires demeurent limitées.