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Budget 2027 : les syndicats, échaudés par les annonces de Sébastien Lecornu, préparent la riposte

Une · · Par Claire BERNARD

Budget 2027 : les syndicats, échaudés par les annonces de Sébastien Lecornu, préparent la riposte

Paris, le 18 septembre 2026. La rentrée sociale, jusque-là d'une relative discrétion, a basculé en quelques heures. Selon les informations rapportées par Le Fig

Paris, le 18 septembre 2026. La rentrée sociale, jusque-là d'une relative discrétion, a basculé en quelques heures. Selon les informations rapportées par Le Figaro, la présentation de la feuille de route budgétaire du premier ministre Sébastien Lecornu a suffi à rallumer la contestation, les organisations syndicales ayant immédiatement annoncé leur intention de riposter. ## Un point d'indice qui met le feu aux poudres D'après le quotidien, c'est la seule évocation d'un gel du point d'indice des fonctionnaires qui a déclenché la réaction des centrales. « C'est un scandale », s'est aussitôt indignée Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, citée par Le Figaro. Le point d'indice constitue l'élément de base du calcul de la rémunération des agents publics ; son gel équivaudrait, en pratique, à une perte de pouvoir d'achat pour l'ensemble des fonctionnaires, dans un contexte d'inflation persistante. La mobilisation avait déjà été fixée au 29 septembre, ce qui laisse entrevoir une convergence des mécontentements au cours des prochaines semaines. ## Une copie budgétaire jugée « offensive » Le premier ministre assume la tonalité de son projet. « C'est une copie offensive sur la réduction de la dépense publique dans un pays qui y est trop dépendant », s'est-il justifié dans les colonnes du Figaro, se défendant au passage de présenter un budget d'austérité. Le document prévoirait pas moins de 54 milliards d'euros d'économies, un montant qui, s'il devait être confirmé, marquerait un tournant dans la trajectoire des finances publiques françaises. Sébastien Lecornu n'aurait épargné aucun secteur, ce qui laisse présager des tensions dans de nombreux ministères. ## Une rentrée sociale sous haute tension Le climat apparaît d'autant plus inflammable que le mois de septembre avait, jusqu'ici, été marqué par des mobilisations sectorielles — hôpitaux, casernes de pompiers — sans commune mesure avec les grandes manifestations de l'année précédente. « On ne dit rien parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a dans la copie », confiait presque un syndicaliste il y a quelques jours, toujours selon Le Figaro. Désormais informées, les organisations disposent d'un délai réduit avant l'échéance du 29 septembre pour structurer leur réponse et, probablement, élargir le front au-delà de la seule fonction publique. ## Un calendrier qui pèse sur les négociations La séquence pourrait se révéler déterminante pour la suite de l'examen parlementaire. En effet, un mouvement social d'ampleur, s'il devait se matérialiser, risquerait de fragiliser la position du gouvernement au moment même où le projet de loi de finances doit être discuté. Toutefois, l'issue dépendra largement de la capacité des syndicats à fédérer au-delà de leurs bases traditionnelles, dans un paysage social où les mobilisations récentes ont montré leurs limites. Le rendez-vous du 29 septembre constituera, à cet égard, un premier test de la détermination des uns et de la marge de manœuvre des autres.