Budget 2027 : Sébastien Lecornu annonce 1,5 milliard d’euros contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l’enfance

## Budget 2027 : Sébastien Lecornu annonce 1,5 milliard d'euros contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l'enfance À un
## Budget 2027 : Sébastien Lecornu annonce 1,5 milliard d'euros contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l'enfance
À une semaine de l'examen au fond, à l'Assemblée nationale, de la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, le gouvernement a dévoilé pour la première fois les montants qu'il entend y consacrer. Selon des informations rapportées par Le Figaro, s'appuyant sur une tribune du premier ministre publiée dans Le Monde, Sébastien Lecornu a annoncé mardi que l'exécutif proposerait près d'1,5 milliard d'euros pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi que 2,6 milliards d'euros pour la protection de l'enfance, dans le cadre des discussions budgétaires pour 2027.
## Des montants inédits, présentés comme une « condition de la crédibilité »
D'après le quotidien du soir, ces enveloppes constituent la première déclinaison chiffrée de l'engagement gouvernemental sur ce texte législatif. Le premier ministre y voit une « condition de la crédibilité » de l'État, une formulation qui suggère que l'exécutif entend répondre aux critiques récurrentes sur l'insuffisance des moyens alloués à ces politiques publiques. Le calendrier retenu n'est pas anodin : l'annonce intervient à J-7 de l'examen au fond du texte à l'Assemblée, un moment où les arbitrages budgétaires pèsent directement sur la portée des mesures votées. Selon Le Figaro, ces montants s'inscrivent dans le cadre plus large des discussions budgétaires pour 2027, dont les contours demeurent, à ce stade, partiellement connus.
## L'affaire Lyhanna en toile de fond
Le contexte politique dans lequel s'inscrit cette annonce est celui d'une mobilisation parlementaire nourrie par plusieurs faits divers très médiatisés. La « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles est en effet portée par des parlementaires, notamment en réponse à l'affaire Lyhanna, du nom de cette jeune femme dont le calvaire a profondément marqué l'opinion. Ce drame a relancé les débats sur l'efficacité des dispositifs existants et sur les moyens réels dont disposent les associations, les services de police et la justice pour traiter ces signalements. En effet, les acteurs de terrain alertent depuis plusieurs années sur un décalage entre les annonces et les crédits effectivement débloqués, d'autant plus que la protection de l'enfance relève largement des départements, dont les finances sont tendues.
## Une portée encore à préciser
Si l'annonce fixe un cap, plusieurs zones d'ombre subsistent. La répartition exacte entre l'État et les collectivités, notamment pour les 2,6 milliards dédiés à la protection de l'enfance, n'a pas été détaillée dans les éléments disponibles. Par ailleurs, la trajectoire pluriannuelle de ces crédits, leur inscription effective dans le projet de loi de finances et leur articulation avec les dispositifs déjà existants restent à confirmer lors des débats parlementaires. Toutefois, la publication de ces chiffres dans une tribune signée du chef du gouvernement confère à l'engagement une dimension politique difficile à retirer sans coût. Le Figaro précise que davantage d'informations devraient être communiquées dans les prochains jours.
Reste à savoir si ces montants suffiront à répondre aux attentes des associations et des parlementaires qui réclament, depuis plusieurs années, une réponse budgétaire à la hauteur des enjeux. La discussion parlementaire qui s'ouvre la semaine prochaine constituera le premier test de cette promesse.