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Budget 2027 : l’examen à l’Assemblée nationale tourne au désastre pour les comptes publics

Une · · Par Claire BERNARD

Budget 2027 : l’examen à l’Assemblée nationale tourne au désastre pour les comptes publics

## Budget 2027 : le rejet en commission des finances révèle une majorité introuvable L'examen du projet de loi de finances 2027 à l'Assemblée nationale a pris,

## Budget 2027 : le rejet en commission des finances révèle une majorité introuvable L'examen du projet de loi de finances 2027 à l'Assemblée nationale a pris, vendredi 9 octobre au soir, une tournure défavorable pour l'exécutif. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 11 octobre 2026, les députés de la commission des finances ont quasi unanimement rejeté la première partie du texte, celle consacrée à la fiscalité. Seuls des élus Renaissance ont voté en faveur du volet fiscal, tandis que l'ensemble des autres groupes ont voté contre. ## Un vote au caractère indicatif mais lourd de sens Ce rejet intervient après des heures de débats, d'amendements et d'échanges tendus entre les groupes parlementaires. Formellement, cette décision n'aura aucune incidence sur la suite du calendrier législatif. Dès mardi, les députés se réuniront en séance publique pour examiner la copie budgétaire initiale présentée par le gouvernement, les votes émis en commission ne revêtant qu'un caractère indicatif. Cependant, comme le souligne Le Figaro, ce type de scrutin traduit une réalité politique difficile à contourner : il n'est pas compliqué de réunir une majorité à l'Assemblée nationale pour dégrader le déficit public. ## David Amiel pointe une dégradation de 8 milliards d'euros Selon les propos relayés par le quotidien, David Amiel, figure de la majorité, accuse les députés de la commission des finances d'avoir voté en faveur de mesures qui dégraderaient le déficit public à hauteur de 8 milliards d'euros. Cette estimation, avancée par un membre de l'exécutif, reste à ce stade une évaluation politique et non un chiffrage officiel validé par les services de Bercy. Elle illustre néanmoins l'ampleur des divergences entre le gouvernement et une partie de la représentation nationale sur l'orientation des finances publiques. ## Une configuration parlementaire récurrente Cette situation rappelle celle observée lors de l'examen du budget précédent, où des votes similaires en commission avaient déjà signalé l'absence de majorité stable sur les questions budgétaires. Le contexte politique actuel, marqué par une Assemblée nationale fragmentée, rend d'autant plus complexe la recherche d'un compromis. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et le ministre junior chargé des Relations avec le Parlement Laurent Panifous étaient présents lors de la séance de questions au gouvernement du 6 octobre, signe que l'exécutif suit de près l'évolution des débats. ## Un enjeu budgétaire sous tension L'enjeu dépasse le seul cadre procédural. La trajectoire des comptes publics français demeure un sujet de vigilance, notamment dans un contexte où la Commission européenne suit attentivement les engagements pris par Paris en matière de réduction du déficit. Le rejet en commission, bien qu'indicatif, pourrait compliquer la position du gouvernement lors des discussions à venir, d'autant plus que les marges de manœuvre budgétaires apparaissent limitées. La suite de l'examen en séance publique, à partir de mardi, constituera un indicateur déterminant de la capacité de l'exécutif à faire adopter son projet de loi de finances dans un hémicycle où les équilibres restent fragiles.