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Budget 2027 : le gouvernement veut réformer le CPF pour économiser 300 millions d’euros

Une · · Par Claire BERNARD

Budget 2027 : le gouvernement veut réformer le CPF pour économiser 300 millions d’euros

Le gouvernement explore une nouvelle piste d’économie budgétaire en vue du projet de loi de finances pour 2027. Selon des informations rapportées par Le Figaro,

Le gouvernement explore une nouvelle piste d’économie budgétaire en vue du projet de loi de finances pour 2027. Selon des informations rapportées par Le Figaro, l’exécutif étudierait sérieusement une réforme du compte personnel de formation (CPF) qui pourrait permettre d’économiser environ 300 millions d’euros. Cette option aurait été examinée lors d’une réunion interministérielle tenue vendredi dernier. ### Une piste budgétaire étudiée en réunion interministérielle D’après les éléments publiés par Le Figaro le 8 septembre 2026, cette réforme du CPF figurerait parmi les mesures envisagées pour équilibrer le budget 2027. La réunion interministérielle de vendredi aurait permis de faire avancer cette hypothèse, sans qu’aucune décision définitive n’ait été actée à ce stade. Le projet de loi de finances, qui doit être présenté fin septembre, pourrait toutefois intégrer cette mesure si les arbitrages en cours aboutissent en ce sens. Le contexte budgétaire contraint pousse l’exécutif à examiner l’ensemble des postes de dépenses, y compris ceux liés à la formation professionnelle. Le CPF, dispositif central de la politique de formation tout au long de la vie, représente un volume financier conséquent pour les finances publiques. Une modification de ses règles de fonctionnement pourrait donc générer des économies substantielles, bien que l’impact sur les bénéficiaires reste à évaluer précisément. ### Un dispositif déjà réformé à plusieurs reprises Le compte personnel de formation a connu plusieurs ajustements réglementaires depuis sa création. Instauré pour remplacer le droit individuel à la formation (DIF), il a été progressivement adapté pour répondre à des objectifs de simplification et de maîtrise des coûts. Une participation financière minimale a par exemple été introduite pour certains utilisateurs, et les modalités d’utilisation ont été encadrées afin de limiter les abus potentiels. Selon les informations disponibles, la nouvelle réforme envisagée s’inscrirait dans cette logique de rationalisation. Les modalités précises n’ont toutefois pas été divulguées, et il semblerait que plusieurs scénarios soient encore à l’étude. Les arbitrages devraient intervenir dans les prochaines semaines, en amont de la présentation officielle du texte budgétaire au Parlement. ### Des conséquences potentielles pour les salariés et les demandeurs d’emploi Toute modification du CPF est susceptible d’affecter directement les droits à la formation des actifs. Les salariés comme les demandeurs d’emploi utilisent ce dispositif pour financer des formations qualifiantes ou certifiantes. Une réduction des financements, un durcissement des conditions d’accès ou un recentrage sur certains types de formations pourraient modifier l’équilibre actuel du système. Les partenaires sociaux, qui jouent un rôle consultatif dans la gouvernance de la formation professionnelle, devraient être consultés si le projet se précise. Le gouvernement pourrait également être amené à justifier cette économie dans un contexte où les dépenses de formation sont régulièrement pointées pour leur efficacité relative. Les études d’impact, si elles sont menées, permettraient d’éclairer les choix retenus. ### Un calendrier budgétaire serré La présentation du projet de loi de finances pour 2027, attendue fin septembre, impose un calendrier resserré. Les différentes mesures d’économie doivent être consolidées rapidement pour permettre la tenue des débats parlementaires dans les délais prévus. La réforme du CPF, si elle est confirmée, s’ajouterait à un ensemble de dispositifs visant à réduire le déficit public. Il convient de souligner que ces informations, rapportées par Le Figaro, ne sont pas officiellement confirmées par les services de l’État à ce stade. Les contours exacts de la réforme, son calendrier de mise en œuvre et son périmètre précis demeurent sujets à évolution. Les prochaines annonces gouvernementales devraient apporter des éclaircissements sur ce dossier sensible, qui touche à l’accès à la formation professionnelle de millions de citoyens.