Budget 2027 : le barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas « gelé » mais indexé sur l’inflation, annonce Maud Bregeon

## Budget 2027 : le barème de l'impôt sur le revenu ne sera pas « gelé » mais indexé sur l'inflation C'est une clarification qui pourrait peser dans le débat fi
## Budget 2027 : le barème de l'impôt sur le revenu ne sera pas « gelé » mais indexé sur l'inflation
C'est une clarification qui pourrait peser dans le débat fiscal à venir. Selon les informations rapportées par Le Figaro, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie, a affirmé dimanche que le barème de l'impôt sur le revenu ne serait pas « gelé » dans le cadre du budget 2027, mais bien indexé sur l'inflation. Une annonce formulée lors de son passage au « Grand Oral 2027 BFMTV-Le Figaro », à sept mois du premier tour de l'élection présidentielle.
## Une mise au point sur fond de débat budgétaire
L'indexation du barème sur l'inflation constitue un enjeu technique aux conséquences directes pour des millions de contribuables. En effet, sans revalorisation, le gel des tranches ferait mécaniquement basculer une partie des ménages dans des tranches supérieures, alourdissant leur imposition à revenu nominal inchangé. Cette hypothèse, régulièrement évoquée dans les discussions budgétaires, avait suscité de vives inquiétudes. La déclaration de Maud Bregeon semble donc écarter, pour l'heure, cette option. Toutefois, la porte-parole du gouvernement n'a pas détaillé les modalités précises de cette indexation, ni son coût pour les finances publiques.
## Un contexte politique sous tension
Cette prise de parole intervient dans un climat politique particulièrement dense. Selon Le Figaro, Maud Bregeon a également mis en garde contre la « puissance » du Rassemblement national et de La France insoumise. Le journal rapporte que, faute d'accord entre Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, les derniers sondages créditeraient un duel inédit entre le RN et LFI au second tour. Un scénario qui serait une première sous la Ve République, où tous les seconds tours ont jusqu'ici compté au moins un parti de gouvernement. Le premier tour est fixé au 18 avril 2027, soit un compte à rebours de sept mois.
## Des implications encore incertaines
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, Édouard Philippe, fort de son avance dans les intentions de vote, aurait « tendu la main » à ses concurrents de Renaissance et des Républicains, en proposant une réunion vers la Toussaint. Cette dynamique pourrait influencer la manière dont les annonces budgétaires sont reçues par l'opinion. Par ailleurs, l'indexation du barème, si elle est confirmée dans le projet de loi de finances, pourrait représenter un coût non négligeable pour l'État, dans un contexte où la maîtrise des dépenses publiques demeure un objectif affiché. Le montant exact de cette revalorisation n'a pas été précisé à ce stade.
## Un enjeu de crédibilité budgétaire
Reste à savoir si cette annonce sera suivie d'effet dans le texte budgétaire lui-même. L'indexation sur l'inflation est une pratique courante depuis plusieurs décennies, mais elle a parfois été contournée par des gels ponctuels décidés en loi de finances. La clarification de Maud Bregeon pourrait donc viser à rassurer les contribuables, tout en préservant une marge de manœuvre politique à l'approche de l'échéance présidentielle. Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, le dossier budgétaire demeure toutefois en cours d'arbitrage, et aucune confirmation officielle du calendrier législatif n'a été communiquée à ce jour.