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Bruno Retailleau au Figaro : « En France, la seule cour suprême, c’est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot »

Une · · Par Claire BERNARD

Bruno Retailleau au Figaro : « En France, la seule cour suprême, c’est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot »

Projet de révision constitutionnelle : Bruno Retailleau veut « donner le dernier mot au peuple » Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle de 202

Projet de révision constitutionnelle : Bruno Retailleau veut « donner le dernier mot au peuple »

Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle de 2027 détaille dans un entretien exclusif accordé au Figaro, publié le 2 septembre 2026, son projet de révision de la Constitution. Bruno Retailleau, qui dirige également le parti Les Républicains, y expose une refonte institutionnelle fondée sur deux textes législatifs distincts, présentée comme une réponse à une crise démocratique qu’il juge profonde. Selon des propos rapportés par nos confrères, cette initiative s’inscrirait dans une logique de « dernière chance » pour le pays, selon les termes employés par l’intéressé.

Une critique du rôle des juges dans le processus législatif

Dans cet entretien, Bruno Retailleau développe une analyse critique du fonctionnement actuel des institutions. Il affirme notamment que les lois votées par les députés seraient « vidées de leur substance par les juges », une formulation qui traduit une volonté de repositionner le rapport entre le pouvoir législatif et l’autorité judiciaire. Le président du parti Les Républicains estime que cette situation contribuerait à un affaiblissement global de l’État, qu’il relie à des phénomènes de « submersion migratoire » et d’« ensauvagement de la société », termes qu’il aurait utilisés pour décrire l’état du pays.

Le candidat déclaré à l’élection présidentielle justifie cette démarche par une lecture de la souveraineté nationale qui placerait le peuple au sommet de la hiérarchie institutionnelle. Selon des informations rapportées par Le Figaro, Bruno Retailleau aurait notamment déclaré : « En France, la seule cour suprême, c’est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot. » Cette position pourrait être interprétée comme une remise en cause du rôle du Conseil constitutionnel dans le contrôle des lois promulguées.

Un projet articulé autour de deux textes

Le projet de révision constitutionnelle porté par Bruno Retailleau s’organiserait autour de deux textes distincts, dont le contenu détaillé n’a pas été intégralement divulgué dans les extraits de l’entretien publiés. L’ancien ministre de l’Intérieur, qui a occupé le ministère de Beauvau, inscrit cette démarche dans la continuité de son parcours politique et de ses positions sur la nécessité d’une refonte des institutions. Selon des éléments rapportés par le quotidien, cette initiative constituerait le socle programmatique de sa campagne présidentielle.

Le chef de file des Républicains, qui a succédé à la direction du parti après une période de recomposition politique, semble vouloir capitaliser sur un discours axé sur la restauration de l’autorité de l’État. Ses déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par une campagne présidentielle anticipée, les échéances électorales de 2027 étant déjà largement commentées par l’ensemble de la classe politique française.

Un positionnement qui interroge l’équilibre des pouvoirs

Les déclarations de Bruno Retailleau soulèvent des questions quant à l’équilibre des pouvoirs tel qu’il est actuellement configuré par la Constitution de la Ve République. La formulation selon laquelle le peuple serait la « seule cour suprême » pourrait être perçue comme une invitation à renforcer les mécanismes de démocratie directe, notamment par la voie référendaire, sans toutefois que les modalités précises de cette réforme aient été explicitées dans les extraits disponibles.

Le calendrier politique semble également jouer un rôle dans cette annonce. Alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 s’annonce particulièrement disputée, Bruno Retailleau chercherait à se distinguer sur le terrain institutionnel, un domaine souvent jugé technique mais qui pourrait trouver un écho auprès d’un électorat sensible aux questions de souveraineté. D’après des sources proches du parti Les Républicains, ce projet constitutionnel serait le fruit d’un travail mené depuis plusieurs mois avec des juristes et des constitutionnalistes.

Des réactions attendues dans le débat public

Les positions exprimées par Bruno Retailleau dans cet entretien au Figaro devraient alimenter les discussions au sein de la classe politique et parmi les spécialistes du droit constitutionnel. La question du rôle du juge constitutionnel et de la place du référendum dans le processus décisionnel fait l’objet de débats récurrents dans la vie politique française, au-delà des clivages partisans traditionnels.

L’ancien ministre de l’Intérieur, qui a marqué son passage au gouvernement par des positions fermes sur les questions de sécurité et d’immigration, semble vouloir prolonger cette ligne sur le terrain institutionnel. Les modalités concrètes de cette révision constitutionnelle, ainsi que les conditions de sa mise en œuvre, restent toutefois à préciser. Les prochains développements de la campagne présidentielle pourraient apporter des éclaircissements sur la stratégie politique du candidat des Républicains et sur la réception de ses propositions par l’opinion publique.