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Bonne nouvelle si vous avez de l’épargne salariale : le gouvernement souhaite vous permettre de "débloquer jusqu’à 5 000 euros sans impôt ni cotisation"

Une · · Par Claire BERNARD

Bonne nouvelle si vous avez de l’épargne salariale : le gouvernement souhaite vous permettre de

Le gouvernement écarte toute taxation de l’épargne salariale pour le budget 2027 et envisage, au contraire, d’élargir les conditions de déblocage anticipé. Selo

Le gouvernement écarte toute taxation de l’épargne salariale pour le budget 2027 et envisage, au contraire, d’élargir les conditions de déblocage anticipé. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, l’exécutif soutiendrait une proposition de loi permettant aux salariés de retirer jusqu’à 5 000 euros sans impôt ni cotisation sociale. ## ### Un déblocage exceptionnel en préparation D’après les éléments publiés par *Midi Libre*, le dispositif envisagé concernerait l’ensemble des détenteurs de plans d’épargne salariale, qu’il s’agisse de l’intéressement, de la participation ou du plan d’épargne entreprise (PEE). Le plafond de 5 000 euros serait accessible sans condition de ressources particulière, et surtout sans fiscalité appliquée au moment du retrait. Une mesure qui pourrait concerner plusieurs millions de salariés français, alors que l’encours total de l’épargne salariale dépasse, selon les dernières données publiques, les 190 milliards d’euros. Le Premier ministre apporterait son soutien explicite à cette proposition de loi, dont les contours précis n’ont toutefois pas été officiellement confirmés par les services de Matignon. Les modalités pratiques, notamment les délais de mise en œuvre et les éventuelles conditions d’ancienneté, resteraient à définir dans le cadre des discussions parlementaires. ## ### Une position ferme face aux rumeurs de taxation Cette orientation intervient dans un contexte marqué par des fuites concernant un éventuel projet de taxation de l’épargne salariale dans le cadre de la préparation du budget 2027. Le gouvernement aurait formellement rejeté une telle hypothèse, la qualifiant de contraire à l’esprit des dispositifs d’épargne salariale mis en place depuis les années 1960. Selon des sources proches de l’exécutif, ces rumeurs auraient provoqué une certaine inquiétude parmi les partenaires sociaux et les gestionnaires de fonds. Face à ces fuites, l’exécutif prévoirait de saisir la justice afin d’identifier l’origine des divulgations. Cette démarche, rapportée par *Midi Libre*, témoignerait de la volonté du gouvernement de mettre un terme aux spéculations qui pourraient nuire à la confiance des épargnants dans ces dispositifs. Le calendrier budgétaire, particulièrement contraint pour 2027, rend d’autant plus sensible toute annonce relative aux prélèvements obligatoires. ## ### Un contexte économique et politique délicat La question de l’épargne salariale s’inscrit dans un débat plus large sur le pouvoir d’achat et le financement de la protection sociale. Alors que les discussions sur la réforme des retraites ont laissé des traces, la majorité chercherait à envoyer des signaux positifs aux salariés du secteur privé. Le déblocage exceptionnel de 5 000 euros, s’il était adopté, représenterait une mesure tangible susceptible de soutenir la consommation des ménages dans un environnement économique incertain. Toutefois, cette initiative soulève des interrogations quant à son impact sur l’épargne longue et le financement des entreprises. Les dispositifs d’épargne salariale constituent en effet une source de financement stable pour les PME et les ETI, et un déblocage massif pourrait réduire la capacité d’investissement de certaines sociétés. Les organisations patronales n’auraient pas manqué de faire valoir ces arguments auprès des pouvoirs publics, selon des informations concordantes. ## ### Des précédents et des perspectives Le précédent du déblocage exceptionnel de 2020, mis en place dans le cadre de la crise sanitaire, avait permis aux salariés de retirer jusqu’à 10 000 euros avec un régime fiscal allégé. Selon les données publiées à l’époque, environ 2,5 millions de salariés avaient utilisé cette faculté, pour un montant total avoisinant les 7 milliards d’euros. Le dispositif envisagé pour 2027 s’inspirerait de ce précédent, mais avec un plafond plus restrictif, fixé à 5 000 euros. La proposition de loi devrait être examinée dans les prochaines semaines, sous réserve de l’agenda parlementaire. Son adoption pourrait intervenir avant la fin de l’année, si les conditions politiques le permettent. Le gouvernement, qui dispose d’une majorité relative à l’Assemblée nationale, devra toutefois composer avec les oppositions, certaines formations réclamant un déblocage plus large et d’autres s’interrogeant sur le coût budgétaire d’une telle mesure. L’exonération fiscale et sociale de ces retraits représenterait en effet un manque à gagner pour les finances publiques, dont le montant précis n’a pas encore été chiffré officiellement.