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Blocus des lycées : les réseaux sociaux dans le collimateur des élus et des forces de l’ordre

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : les réseaux sociaux dans le collimateur des élus et des forces de l’ordre

Le débat sur l'encadrement des réseaux sociaux pendant les mouvements lycéens prend une nouvelle dimension après les incidents survenus lors du blocus de plusie

Le débat sur l'encadrement des réseaux sociaux pendant les mouvements lycéens prend une nouvelle dimension après les incidents survenus lors du blocus de plusieurs établissements. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 6 octobre 2026, le maire de Salon-de-Provence demande leur blocage temporaire, tandis que les forces de l'ordre alertent sur l'usage de l'intelligence artificielle pour amplifier les appels à la violence. ## Un élu réclame une coupure temporaire des plateformes Nicolas Isnard, maire LR de Salon-de-Provence et président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, plaide pour une interdiction momentanée de l'accès aux réseaux sociaux. Selon ses déclarations relayées par Le Figaro, ces plateformes serviraient de vecteur aux jeunes pour organiser des actions contre les établissements et le corps enseignant. L'élu estime que « tous les tracts et vidéos diffusés sur ces circuits ont un effet amplificateur » et pousseraient les jeunes à commettre des exactions. Cette position intervient après l'incendie du lycée de sa ville, survenu samedi dernier, qu'il estime aurait pu être évité par une mise hors service provisoire des réseaux. Un tract appelant à l'exécution d'un enseignant de la région aurait également circulé sur le web avant d'être retiré, selon la même source. ## Des appels au meurtre qui inquiètent Le contenu de ce document, cité par Le Figaro, mêle revendications jugées dérisoires — « trop de devoirs, pas assez de temps pour manger » — et un véritable appel au meurtre : « Tuons-le, brûlons-le. » Ces éléments pourraient expliquer le niveau d'alerte exprimé par les autorités face à la tournure prise par certains blocages. Du côté de la police nationale, on reconnaît le rôle central que jouent diverses plateformes en ligne dans cette mobilisation lycéenne. Les forces de l'ordre soulignent également l'usage croissant de l'intelligence artificielle pour démultiplier les appels à la violence, un phénomène qui compliquerait sensiblement la détection et la neutralisation des contenus problématiques. ## Une réponse institutionnelle encore incertaine La proposition de Nicolas Isnard s'inscrit dans un contexte plus large de réflexion sur la régulation des espaces numériques en période de troubles. En effet, la question d'un blocage temporaire soulève des difficultés techniques et juridiques considérables, notamment au regard de la liberté d'expression et du droit d'accès à l'information. Par ailleurs, les précédents historiques montrent que de telles mesures restent rarement mises en œuvre à l'échelle nationale en France, leur efficacité demeurant discutée. Toutefois, la spécificité des appels à la violence, diffusés via des canaux difficilement contrôlables, pourrait relancer le débat sur les obligations des plateformes en matière de modération. Les autorités n'ont pas, à ce stade, annoncé de décision officielle concernant une éventuelle restriction d'accès. La question devrait néanmoins alimenter les discussions entre élus, forces de l'ordre et représentants du secteur numérique dans les prochaines semaines, alors que la rentrée scolaire demeure marquée par une tension persistante dans plusieurs académies.