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Blocus des lycées : un policier soupçonné d’agression sexuelle sur une jeune fille lors de son interpellation à Metz, l’IGPN saisie

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : un policier soupçonné d’agression sexuelle sur une jeune fille lors de son interpellation à Metz, l’IGPN saisie

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant un policier en civil semblant toucher les cheveux et la

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant un policier en civil semblant toucher les cheveux et la poitrine d'une jeune fille de 15 ans qui venait d'être interpellée à Metz, a-t-on appris mardi auprès du parquet, confirmant une information de RMC. ## Une enquête ouverte pour des faits présumés d'agression sexuelle Selon les informations rapportées par le parquet, le procureur David Touvet « a ouvert ce matin une enquête et a saisi l'IGPN, avec l'appui de l'Office anti-cybercriminalité (...) pour la partie technique des investigations destinées à authentifier et analyser la vidéo ». L'enquête, précise la même source, « porte sur les conditions de l'interpellation de la jeune fille, et est destinée à établir l'existence ou non d'actes relevant d'une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans ». Les faits se seraient déroulés en marge du mouvement de protestation lycéen, dans un contexte de blocus d'établissements scolaires. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre un policier en civil au côté de la jeune fille, à terre devant un bâtiment, qui avait été interpellée. Sur les images, l'agent semble lui toucher les cheveux et la poitrine. La scène, d'une quinzaine de secondes selon les premières descriptions circulant en ligne, a provoqué une vive émotion parmi les internautes et au sein de la communauté éducative messine. ## Le contexte tendu des blocus lycéens Cette affaire intervient dans un climat déjà électrique. Depuis plusieurs jours, des mouvements de protestation lycéens secouent plusieurs villes de France, donnant lieu à des blocages d'établissements et, dans certains cas, à des dégradations. Un lycée de Metz aurait notamment été vandalisé en octobre 2026 en marge de ce mouvement, selon des éléments rapportés par Le Figaro. Les autorités font état de plus de 6 000 interpellations à l'échelle nationale depuis le début des mobilisations, un chiffre qui témoigne de l'ampleur des tensions entre forces de l'ordre et jeunes manifestants. Le parquet n'a pas précisé si le fonctionnaire mis en cause avait été identifié ni s'il faisait l'objet d'une mesure de suspension à titre conservatoire. L'IGPN, police des polices, devra déterminer si les gestes visibles sur la vidéo relèvent d'une procédure de contrôle ou d'un comportement fautif. L'authentification des images constitue une étape préalable indispensable avant toute qualification pénale. ## Des précédents qui pèsent sur l'instruction Ce dossier s'inscrit dans une série de cas où des interpellations controversées ont donné lieu à des saisines de l'IGPN ces dernières années, notamment lors de mouvements sociaux ou de rassemblements de jeunes. La juridiction compétente pourrait, selon l'évolution des investigations, requalifier les faits en fonction des expertises techniques et des auditions à venir. Les associations de défense des droits des enfants, ainsi que plusieurs syndicats de magistrats, appellent régulièrement à ce que ce type d'affaires soit traité avec célérité, d'autant plus que la victime présumée est mineure. L'enquête devra également éclairer les circonstances exactes de l'interpellation : motif initial, déroulement, et éventuel usage de la force. La parole de la jeune fille, recueillie dans un cadre adapté aux mineurs, sera déterminante. Toutefois, aucune conclusion ne peut être tirée à ce stade, la présomption d'innocence s'appliquant au fonctionnaire concerné comme à toute personne mise en cause.