Onyx Infos

Blocus des lycées : le ministre de l’Intérieur dénonce des actions qui s’apparentent à «des violences urbaines»

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : le ministre de l’Intérieur dénonce des actions qui s’apparentent à «des violences urbaines»

## Blocus des lycées : le ministre de l’Intérieur dénonce des actions qui s’apparentent à « des violences urbaines » Lundi 28 septembre 2026, en fin de journée,

## Blocus des lycées : le ministre de l’Intérieur dénonce des actions qui s’apparentent à « des violences urbaines » Lundi 28 septembre 2026, en fin de journée, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pris la parole lors d’un point de presse tenu au ministère de l’Intérieur pour qualifier les blocages observés aux abords de plusieurs lycées français. Selon les propos rapportés par Le Figaro et l’AFP, le locataire de la place Beauvau a estimé que ces actions ne relevaient pas de « mouvements de contestation très habituels » mais qu’elles « s’apparentent à des violences urbaines ». Un total de 164 interpellations a été recensé pour la seule journée de lundi, un chiffre que le ministre a jugé « assez significatif ». ## Un mouvement qui s’étend sur 180 établissements D’après les éléments communiqués par le ministère de l’Intérieur, 180 établissements scolaires étaient concernés lundi par le mouvement, amorcé la semaine précédente. Le ministre a décrit un contexte marqué par la présence, selon ses termes, d’« un certain nombre d’individus qui étaient cagoulés, équipés de mortiers, équipés de projectiles », et qui « voulaient manifestement en découdre avec les forces de sécurité intérieure ». Cette description, rapportée par Le Figaro, tend à distinguer ces événements des formes traditionnelles de mobilisation lycéenne, généralement encadrées par des revendications identifiables. ## Un cadrage gouvernemental vers la sphère sécuritaire La qualification retenue par Laurent Nuñez — « ce n’était pas de la revendication, c’était vraiment de la violence à l’état pur » — n’est pas neutre sur le plan institutionnel. En effet, en rattachant ces faits à la catégorie des violences urbaines, le ministère de l’Intérieur déplace le traitement du dossier du champ éducatif vers celui de l’ordre public. Cette lecture pourrait justifier un renforcement du dispositif policier, le ministre ayant d’ores et déjà annoncé la reconduction des forces de l’ordre pour la journée de mardi. « On ne peut pas tolérer les débordements », a-t-il prévenu, cité par Le Figaro. ## Une mobilisation aux contours encore flous Toutefois, le détail des revendications portées par les lycéens concernés n’a pas été précisé dans les éléments communiqués par le ministère. Selon les informations disponibles, le mouvement a débuté la semaine dernière et semble s’être intensifié au fil des jours, notamment avec des scènes de feux de poubelles et de tirs de mortier d’artifice devant certains établissements. Le nombre d’interpellations — 164 en une journée — constitue un indicateur de l’intensité des tensions, sans qu’il soit possible, en l’état des informations disponibles, d’établir une répartition géographique précise des incidents. ## Un précédent qui interroge la réponse institutionnelle La comparaison avec les mouvements lycéens des années précédentes montre que les blocages d’établissements ont régulièrement donné lieu à des déploiements policiers, mais rarement à une qualification aussi explicite de « violences urbaines » par le ministre de l’Intérieur lui-même. Cette prise de position pourrait annoncer une doctrine plus répressive à l’égard des mobilisations scolaires, d’autant plus que le dispositif annoncé pour mardi laisse présager une présence policière maintenue, voire renforcée. Reste à savoir si cette approche contribuera à apaiser les tensions ou, au contraire, à les alimenter dans les prochains jours.