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Blocus des lycées : des jeunes pillent et incendient un camion des marins-pompiers à Marseille

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : des jeunes pillent et incendient un camion des marins-pompiers à Marseille

## Blocus des lycées : à Marseille, un camion des marins-pompiers pillé et incendié Ce jeudi matin, dans les quartiers nord de Marseille, un blocus lycéen a bas

## Blocus des lycées : à Marseille, un camion des marins-pompiers pillé et incendié Ce jeudi matin, dans les quartiers nord de Marseille, un blocus lycéen a basculé dans la violence, entraînant la destruction d'un véhicule de secours et la blessure légère d'un marin-pompier, selon les informations rapportées par Le Figaro et confirmées par le bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM). ## Les faits : un engin de secours pris pour cible D'après les éléments transmis au Figaro et corroborés par des sources policières, un camion de première intervention du BMPM avait été mobilisé dans le 15e arrondissement, devant le lycée Saint-Exupéry — également appelé lycée Nord —, pour un feu de détritus. C'est à ce moment que le véhicule aurait été pris à partie par plusieurs dizaines de jeunes rassemblés en marge d'un blocus. Selon les vidéos consultées par le quotidien, des individus cagoulés auraient vidé le contenu du camion, utilisé la lance à incendie et récupéré des vêtements appartenant aux militaires, avant de monter sur le toit de l'engin. Le camion aurait ensuite « complètement » brûlé. Un marin-pompier engagé sur place aurait été légèrement blessé lors de l'incident. ## Un contexte de tensions autour des blocus lycéens Ces événements s'inscrivent dans un climat de mobilisation dans plusieurs établissements scolaires, où des blocus sont organisés ces derniers jours. Si les motifs exacts du rassemblement devant le lycée Saint-Exupéry n'ont pas été précisés par les autorités, la simultanéité entre l'intervention des secours pour un feu de détritus et le déchaînement de violences interroge sur la porosité entre mouvement de contestation et débordements. En effet, la présence d'un engin de secours sur zone pour une intervention distincte du blocus semble avoir servi de déclencheur à l'agression, selon les premiers éléments rapportés. ## Une atteinte aux moyens de secours qui pose question L'attaque d'un véhicule des marins-pompiers, unité militaire placée sous l'autorité du préfet de police des Bouches-du-Rhône et chargée de la protection de la population, constitue un fait rare dans le cadre de mouvements lycéens. Le BMPM, fort de plusieurs milliers de personnels, assure chaque année des dizaines de milliers d'interventions dans la métropole marseillaise. La destruction d'un engin de première intervention pourrait, à court terme, réduire la capacité opérationnelle du dispositif sur ce secteur, d'autant plus que ces véhicules sont spécifiquement déployés pour les feux naissants et les urgences de proximité. Par ailleurs, le vol d'équipements et de tenues militaires soulève des préoccupations en matière de sécurité, ces effets pouvant potentiellement être réutilisés à mauvais escient. ## Réactions et suites judiciaires attendues Si aucune interpellation n'a été confirmée dans l'immédiat, des sources policières citées par Le Figaro indiquent que des investigations devraient être engagées pour identifier les auteurs. Les images vidéo transmises au quotidien pourraient constituer des pièces à conviction dans le cadre d'une enquête qui pourrait être confiée à la police judiciaire. Toutefois, à ce stade, ni le parquet de Marseille ni la préfecture de police n'ont communiqué officiellement sur les qualifications pénales retenues. Les autorités pourraient également renforcer la surveillance aux abords des établissements concernés dans les prochains jours, alors que le mouvement de blocus pourrait se poursuivre dans d'autres lycées de la ville. La dégradation d'un véhicule de secours en pleine intervention illustre la vulnérabilité des personnels engagés sur le terrain lors de troubles à l'ordre public. Reste à savoir si cet incident isolé conduira à un encadrement plus strict des rassemblements lycéens ou, à l'inverse, à une escalade des tensions dans les quartiers concernés.