Blocus des lycées en Île-de-France et dans l’Oise : la liste des établissements devant lesquels les rassemblements sont interdits ce lundi

## Blocus des lycées : des rassemblements interdits devant plusieurs établissements d'Île-de-France et de l'Oise Selon les informations rapportées par Le Figaro
## Blocus des lycées : des rassemblements interdits devant plusieurs établissements d'Île-de-France et de l'Oise
Selon les informations rapportées par Le Figaro dans une publication datée du 4 octobre 2026, plusieurs rassemblements devant des établissements scolaires d'Île-de-France et de l'Oise font l'objet d'une interdiction préfectorale à l'occasion de la reprise des cours prévue ce lundi. Cette décision intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne qui s'est étendue la semaine précédente, marquée par des dégradations et des occupations.
## Une reprise encadrée sur demande du chef du gouvernement
D'après les éléments relayés par Le Figaro, le premier ministre Sébastien Lecornu a adressé dimanche une « feuille de route » à plusieurs de ses ministres, demandant que les cours reprennent dès lundi « partout » où les conditions de sécurité le permettent. Ce document fixe également un calendrier destiné à répondre à une partie des revendications exprimées par les lycéens mobilisés. Le chef du gouvernement y réclame notamment le lancement, dans chaque académie et dès cette semaine, d'un « traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus », avec un premier bilan attendu le 16 octobre. Une réunion avec les présidents de région sur la rénovation des établissements scolaires serait par ailleurs convoquée mardi, et des premières propositions d'amélioration de Parcoursup devraient être remises par les ministres concernés d'ici à la fin octobre.
## Des suspensions de cours dans plusieurs centaines d'établissements
Toujours selon les informations du Figaro, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué dimanche que les cours seraient « totalement ou partiellement » suspendus lundi dans « 400 à 500 » lycées où les conditions de sécurité « ne sont pas réunies ». Le même bilan fait état de 24 établissements scolaires « incendiés ou saccagés » en marge du mouvement lycéen. En Île-de-France, le nombre d'établissements concernés par des perturbations dépasserait les 160 lycées, un chiffre qui illustre l'ampleur territoriale du phénomène et la concentration des tensions dans la région capitale ainsi que dans l'Oise.
## Un dispositif préfectoral ciblé
L'interdiction des rassemblements devant certains établissements, dont la liste précise n'a pas été détaillée dans les éléments disponibles, s'inscrit dans un dispositif de sécurité renforcé. Cette mesure pourrait viser à prévenir la reconstitution de blocages devant les lycées les plus exposés, notamment ceux ayant fait l'objet de dégradations la semaine précédente. Elle s'accompagne d'une demande explicite de reprise des cours, formulée au plus haut niveau de l'exécutif, ce qui suggère une volonté de normalisation rapide de la situation scolaire.
## Un contexte de tension persistante
Cette séquence intervient après plusieurs jours de mobilisation lycéenne aux revendications multiples, portant notamment sur les conditions d'enseignement, le remplacement des enseignants absents et les modalités d'accès à l'enseignement supérieur. La convocation d'une réunion interministérielle et l'annonce d'un calendrier de travail témoignent d'une tentative d'apaisement par le dialogue institutionnel. Toutefois, l'articulation entre l'interdiction des rassemblements et la reprise effective des cours dans les établissements concernés demeure, à ce stade, difficile à évaluer précisément.