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Blocus des lycées : pour le gouvernement et les forces de l’ordre, une semaine de tous les dangers

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : pour le gouvernement et les forces de l’ordre, une semaine de tous les dangers

## Blocus des lycées : une semaine sous haute tension pour l’exécutif Alors que les blocages devant les établissements scolaires se poursuivent depuis plus d’un

## Blocus des lycées : une semaine sous haute tension pour l’exécutif Alors que les blocages devant les établissements scolaires se poursuivent depuis plus d’une semaine, le gouvernement se prépare à affronter une nouvelle séquence à risque, marquée par un appel à une manifestation commune des syndicats lycéens et étudiants prévue ce mardi. Selon les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 4 octobre 2026, entre 400 et 500 lycées devraient encore rester fermés ce lundi, une situation qui place les autorités et les forces de l’ordre en état d’alerte. ## Une mobilisation qui s’installe dans la durée D’après les chiffres cités par le quotidien, la journée de vendredi avait déjà enregistré une baisse de 30 % du nombre d’établissements perturbés par rapport à la veille. Cette décrue relative ne signale toutefois pas un essoufflement du mouvement, d’autant plus que les syndicats lycéens et étudiants ont décidé d’unir leurs forces pour une manifestation commune ce mardi. Une mobilisation qui, selon les observateurs cités par Le Figaro, pourrait s’étendre jusqu’aux vacances de la Toussaint, laissant craindre une cristallisation du conflit sur plusieurs semaines. ## Le gouvernement face à l’équation sécuritaire Interrogé dimanche sur France 2 et France Inter face au coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a reconnu la gravité de la situation. Il a évoqué, pour les établissements concernés, « une reprise des cours progressive notamment pour les élèves de terminale » qui préparent le baccalauréat. Selon ses déclarations, ces fermetures sont décidées lorsque « les conditions de sécurité ne sont pas remplies », soit pour des raisons matérielles, soit parce que des personnels « ont été directement visés ». Le ministre a également indiqué qu’au moins 24 établissements avaient été « incendiés ou saccagés » au cours de la semaine écoulée. Ces dégradations, d’une ampleur inédite selon les sources gouvernementales, témoignent d’une radicalisation de certains blocages et placent les forces de l’ordre en première ligne. En effet, les renseignements territoriaux s’attendent à ce que la journée de lundi soit marquée par de nouveaux débordements, notamment aux abords des lycées les plus symboliques du mouvement. ## Un précédent qui pèse sur les stratégies Cette configuration rappelle, par certains aspects, les mobilisations lycéennes de 2018 contre Parcoursup ou celles de 2006 contre le contrat première embauche, qui avaient également donné lieu à des blocages massifs et à des heurts avec les forces de l’ordre. Toutefois, la spécificité du contexte actuel réside dans la concomitance entre une rentrée scolaire encore récente et une contestation qui semble s’organiser en réseau, notamment via les outils numériques. Selon des sources syndicales citées par Le Figaro, la coordination entre les différents collectifs lycéens se serait renforcée ces derniers jours, ce qui pourrait compliquer la tâche des autorités en matière de maintien de l’ordre. Par ailleurs, la dimension politique du conflit ne cesse de s’accentuer. La présence de figures de La France insoumise dans le débat médiatique, comme celle de Manuel Bompard face au ministre, illustre la porosité entre la contestation lycéenne et le champ politique partisan. Une configuration qui pourrait, selon plusieurs analystes, transformer un mouvement social sectoriel en enjeu national de premier plan. ## Vers une semaine décisive À l’approche de la manifestation de mardi, l’exécutif joue donc une partition délicate : maintenir l’ordre public sans alimenter la colère d’une jeunesse déjà mobilisée, tout en garantissant la continuité pédagogique pour les élèves en année d’examen. Les prochaines 48 heures s’annoncent déterminantes pour mesurer l’ampleur réelle du mouvement et la capacité du gouvernement à en reprendre le contrôle.