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Blocus des lycées : entre 400 et 500 établissements totalement ou «partiellement» fermés lundi, 24 ont été «incendiés ou saccagés», annonce Édouard Geffray

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : entre 400 et 500 établissements totalement ou «partiellement» fermés lundi, 24 ont été «incendiés ou saccagés», annonce Édouard Geffray

## Blocus des lycées : entre 400 et 500 établissements fermés, 24 « incendiés ou saccagés » Le mouvement de protestation lycéenne, entamé la semaine dernière, c

## Blocus des lycées : entre 400 et 500 établissements fermés, 24 « incendiés ou saccagés » Le mouvement de protestation lycéenne, entamé la semaine dernière, continue de perturber profondément le fonctionnement des établissements scolaires français. Selon les déclarations du ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, rapportées par Le Figaro et l'AFP ce dimanche, entre 400 et 500 lycées seront totalement ou partiellement fermés lundi, tandis qu'au moins 24 établissements ont été « incendiés ou saccagés » depuis le début des événements. ## Un bilan matériel et humain préoccupant Interrogé lors d'un débat face à Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise, sur France 2 et France Inter, le ministre a livré un premier bilan chiffré de la situation. « Il y en avait entre 400 et 500 qui ont suspendu les cours » vendredi, a-t-il précisé, ajoutant qu'« il y en aura probablement autant lundi, mais avec une reprise partielle des cours, progressive ». Ces fermetures interviennent, selon ses explications, lorsque « les conditions de sécurité ne sont pas remplies », soit pour des raisons matérielles liées aux dégradations, soit parce que des personnels « ont été directement visés ». Le volet humain n'est pas en reste : Édouard Geffray a déploré que « 78 personnels » de l'Éducation nationale aient été blessés « depuis le début des évènements ». Un chiffre qui, s'il reste à confirmer par des sources indépendantes, témoigne de la tension qui entoure ce mouvement. ## Des accusations d'infiltration Le ministre a également pointé du doigt ce qu'il présente comme une radicalisation du mouvement. « Il y a des militants notamment d'ultra-gauche qui ont infiltré le mouvement lycéen, qui ont dépossédé les lycéens du mouvement et qui ont été extrêmement violents », a-t-il affirmé. Cette déclaration, formulée sans que des éléments probants ne soient fournis à ce stade, s'inscrit dans un contexte où l'exécutif cherche à distinguer la mobilisation lycéenne légitime d'éventuels débordements. ## Une nouvelle mobilisation annoncée La situation ne devrait pas se stabiliser dans l'immédiat. Une nouvelle mobilisation est annoncée à partir de mardi, ce qui laisse présager une semaine encore perturbée dans de nombreux établissements. Les autorités éducatives devront alors arbitrer entre le droit de manifester et l'impératif de sécurité des élèves et des personnels. ## Un contexte de tension persistante Ce type d'épisode rappelle d'autres mouvements lycéens survenus ces dernières années, où des blocages avaient déjà entraîné des fermetures massives et des dégradations. La particularité de la séquence actuelle réside dans l'ampleur des dégâts matériels signalés — 24 établissements incendiés ou saccagés — et dans la mise en cause explicite de groupes extérieurs au monde lycéen par le ministre. Si les chiffres avancés par Édouard Geffray restent à confirmer par des sources indépendantes, ils dessinent néanmoins un paysage scolaire sous forte tension. La reprise progressive annoncée pour lundi pourrait être contrariée par la nouvelle mobilisation prévue dès mardi, laissant planer une incertitude sur la sortie de crise.