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Blocus des lycées : la colère ne justifie pas la violence et les responsables politiques ne doivent pas la «légitimer», affirme Emmanuel Macron

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : la colère ne justifie pas la violence et les responsables politiques ne doivent pas la «légitimer», affirme Emmanuel Macron

## Blocus des lycées : Emmanuel Macron met en garde contre toute « légitimation » de la violence Le chef de l'État s'est exprimé ce mercredi 30 septembre 2026 d

## Blocus des lycées : Emmanuel Macron met en garde contre toute « légitimation » de la violence Le chef de l'État s'est exprimé ce mercredi 30 septembre 2026 depuis l'Espagne, où il effectue une visite d'État, pour réagir au mouvement de blocage qui touche de nombreux lycées à travers la France. Selon des informations rapportées par Le Figaro, en collaboration avec l'AFP, Emmanuel Macron a tenu un discours ferme, estimant que « la colère ne justifie pas la violence » et que « les responsables politiques ne doivent pas la légitimer ». ## Une prise de parole depuis l'étranger C'est en marge d'un déplacement officiel en Espagne que le président de la République a choisi de s'exprimer sur la situation intérieure française. D'après les éléments relayés par Le Figaro, Emmanuel Macron a réagi « au blocus en cours dans de nombreux lycées en France », sans qu'il soit précisé, à ce stade, l'ampleur exacte du mouvement ni les revendications portées par les élèves mobilisés. Cette intervention à distance, depuis un territoire étranger, témoigne de la volonté de l'exécutif de ne pas laisser s'installer un silence institutionnel face à une contestation qui gagne du terrain dans les établissements scolaires. Le chef de l'État a ainsi voulu adresser un message clair, tant aux participants qu'aux formations politiques susceptibles de soutenir ou d'accompagner le mouvement. ## Un avertissement aux formations politiques La formule employée par Emmanuel Macron ne s'adresse pas uniquement aux lycéens. En ciblant explicitement les « responsables politiques », le président semble viser les partis et élus qui pourraient apporter leur soutien aux blocages ou en minimiser la portée. Selon l'AFP, cette mise en garde intervient dans un contexte où les mobilisations lycéennes suscitent régulièrement des prises de position partisanes, notamment à gauche de l'échiquier politique. Le chef de l'État entend ainsi tracer une ligne de démarcation entre l'expression légitime d'un mécontentement et les débordements que celui-ci pourrait entraîner. Il n'a toutefois pas détaillé, dans les propos rapportés, la nature précise des violences évoquées ni les établissements concernés. ## Un contexte de tensions scolaires récurrentes Les blocages de lycées constituent un phénomène récurrent dans l'histoire sociale française, notamment lors de réformes touchant le baccalauréat, Parcoursup ou les programmes scolaires. Ces mouvements, souvent portés par des collectifs lycéens, peuvent s'étendre rapidement d'un établissement à l'autre et parfois se conjuguer avec des mobilisations syndicales ou étudiantes. La réaction présidentielle s'inscrit donc dans une tradition de fermeté face à ce type d'actions, les autorités invoquant régulièrement la nécessité de garantir la continuité du service public d'éducation et la sécurité des personnes. Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas encore communiqué, à ce stade, de bilan chiffré des établissements perturbés. ## Une communication politique sous contrainte En s'exprimant depuis l'étranger, Emmanuel Macron cherche également à maîtriser le récit médiatique d'un dossier potentiellement sensible. La formule « la colère ne justifie pas la violence » renvoie à un principe de responsabilité, sans nier l'existence d'un ressenti chez les élèves. Toutefois, l'absence de précisions sur les faits ayant motivé cette déclaration laisse plusieurs questions en suspens : s'agit-il de heurts physiques, de dégradations, ou d'entraves à la liberté de circulation ? Le Figaro indique que « plus d'informations à venir », suggérant que la situation pourrait évoluer dans les prochaines heures. La portée réelle de cet avertissement dépendra donc de l'ampleur que prendront les blocages dans les jours à venir.