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Blocus des lycées : 400 à 500 établissements totalement ou "partiellement" fermés lundi, annonce le ministre de l’Éducation nationale

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus des lycées : 400 à 500 établissements totalement ou

## Blocus des lycées : 400 à 500 établissements totalement ou partiellement fermés lundi Selon des informations rapportées par Midi Libre, le ministre de l'Éduc

## Blocus des lycées : 400 à 500 établissements totalement ou partiellement fermés lundi Selon des informations rapportées par Midi Libre, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé, dimanche 4 octobre, que 400 à 500 établissements scolaires seraient totalement ou partiellement fermés lundi, en raison du mouvement de blocus qui touche les lycées français. Invité de l'émission "Franc-Jeu" sur France 2 et France Inter, le ministre a également indiqué que 24 établissements ont été "incendiés ou saccagés" durant les derniers jours, un bilan matériel qui témoigne de l'intensité des tensions actuelles. ## Un mouvement d'ampleur nationale D'après les déclarations du ministre de l'Éducation nationale, la fermeture annoncée concerne entre 400 et 500 établissements, totalement ou partiellement bloqués. Ce chiffre, s'il se confirme, représenterait une part significative du réseau des lycées français, qui compte environ 4 000 établissements publics et privés sous contrat. La situation semblerait donc s'être aggravée au cours du week-end, alors que les premières actions de blocage avaient été signalées en fin de semaine dernière. Le ministre, interrogé sur France 2 et France Inter, n'a pas précisé la répartition géographique de ces fermetures, ni la nature exacte des dégradations constatées dans les 24 établissements incendiés ou saccagés. ## Des dégradations matérielles préoccupantes Le chiffre de 24 établissements "incendiés ou saccagés" constitue un élément notable du bilan dressé par le ministre. Ces actes, qui pourraient relever d'une radicalisation de certains participants au mouvement, soulèvent des questions de sécurité publique et de responsabilité pénale. En effet, la destruction de biens publics expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires, indépendamment de la cause défendue. Par ailleurs, ces dégradations pourraient entraîner des conséquences durables sur les conditions d'accueil des élèves, notamment dans les établissements les plus touchés, où des travaux de remise en état pourraient s'avérer nécessaires avant une reprise normale des cours. ## Un contexte social tendu Ce mouvement de blocus s'inscrit dans un contexte de mobilisation lycéenne qui, selon plusieurs observateurs, semblerait lié à des revendications sociales et éducatives plus larges. Toutefois, les autorités n'ont pas confirmé de lien direct avec d'autres mouvements sociaux en cours. Le ministre de l'Éducation nationale, en s'exprimant sur les antennes de France 2 et France Inter, a cherché à dresser un état des lieux précis, tout en évitant de qualifier politiquement le mouvement. Cette posture de neutralité apparente pourrait toutefois être mise à l'épreuve dans les jours à venir, d'autant plus que la situation reste évolutive et que de nouvelles actions pourraient être annoncées. ## Vers une reprise progressive ? L'annonce de 400 à 500 établissements fermés ou partiellement bloqués lundi laisse entrevoir une rentrée perturbée pour des milliers d'élèves. Les rectorats devraient, selon toute vraisemblance, communiquer dans les prochaines heures sur les modalités d'accueil et les éventuels ajustements d'emploi du temps. La question de la continuité pédagogique, déjà éprouvée par les crises sanitaires récentes, pourrait de nouveau se poser si le mouvement devait s'inscrire dans la durée. Pour l'heure, aucune indication n'a été fournie quant à une éventuelle prolongation du blocus au-delà de la journée de lundi.