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Blocus en baisse, cortèges moins fournis… À quoi va ressembler l’«acte 5» de la mobilisation lycéenne, prévu ce mardi 13 octobre ?

Une · · Par Claire BERNARD

Blocus en baisse, cortèges moins fournis… À quoi va ressembler l’«acte 5» de la mobilisation lycéenne, prévu ce mardi 13 octobre ?

Alors que la mobilisation lycéenne entame sa troisième semaine de contestations, l'«acte 5» prévu ce mardi 13 octobre s'annonce comme un rendez-vous charnière,

Alors que la mobilisation lycéenne entame sa troisième semaine de contestations, l'«acte 5» prévu ce mardi 13 octobre s'annonce comme un rendez-vous charnière, à quelques jours du début des vacances de la Toussaint. Selon les informations rapportées par Le Figaro, ce nouveau rassemblement intervient dans un contexte de nette diminution des cortèges et des blocages d'établissements, une tendance que les organisateurs espèrent inverser pour maintenir la pression sur le gouvernement. ## Une dynamique en perte de vitesse Les chiffres avancés par le ministère de l'Intérieur témoignent d'un essoufflement progressif du mouvement. Jeudi 8 octobre, les rassemblements avaient réuni 71.500 manifestants sur l'ensemble du territoire national, contre près de 256.000 personnes le mardi 6 octobre, selon la même source. Cette chute de plus de 180.000 participants en deux jours illustre une démobilisation rapide, d'autant plus que les blocages d'établissements semblent eux aussi se réduire. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a estimé que «le mouvement reculait nettement dans ses effets sur l'ouverture des établissements, avec des foyers de perturbation désormais plus circonscrits». Une déclaration qui, si elle traduit la lecture gouvernementale de la situation, ne devrait pas décourager les syndicats et les élèves mobilisés. ## Un rendez-vous déterminant avant la Toussaint L'«acte 5» de ce mardi 13 octobre revêt une importance particulière dans la chronologie du mouvement, qui a débuté avec l'«acte 1» du 29 septembre, suivi des «actes 2», «acte 3» et «acte 4» des 1er, 6 et 8 octobre. En effet, l'approche des vacances de la Toussaint pourrait accélérer le déclin d'une mobilisation déjà fragilisée. Les élèves et les syndicats entendent donc profiter de cette cinquième journée d'action pour relancer une dynamique et faire valoir leurs revendications, notamment en matière de moyens alloués à l'Éducation nationale. La configuration de ce rendez-vous pourrait également être élargie : les lycéens et les enseignants devraient être rejoints par les professeurs et les chercheurs de l'enseignement supérieur, un élargissement qui vise à donner une nouvelle ampleur à la contestation. ## Des revendications toujours portées Au-delà des chiffres, la question des moyens demeure au cœur des préoccupations des manifestants. Les cortèges devraient de nouveau s'élancer pour réclamer davantage de ressources pour l'Éducation nationale, une revendication constante depuis le début du mouvement. Toutefois, l'essoufflement observé pose la question de la capacité des organisateurs à mobiliser sur la durée, alors que le gouvernement affiche une lecture optimiste de l'évolution de la situation. Par ailleurs, la participation des personnels de l'enseignement supérieur pourrait constituer un indicateur de l'extension ou, à l'inverse, du repli du mouvement. ## Une issue incertaine À l'heure où les vacances de la Toussaint approchent, l'«acte 5» du 13 octobre pourrait bien constituer un test décisif pour la mobilisation lycéenne. Si les cortèges devaient rester moins fournis que lors des premières journées d'action, la poursuite du mouvement après la pause vacancière semblerait compromise. À l'inverse, une remobilisation significative pourrait relancer une contestation que le ministère de l'Éducation nationale considère déjà comme en voie de circonscription. Les prochaines heures permettront de mesurer l'ampleur réelle de cette cinquième journée, dont l'issue demeure, à ce stade, incertaine.