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Blocages des lycées : «La violence n’est pas légitime», dénonce le ministre de l’Éducation nationale

Une · · Par Claire BERNARD

Blocages des lycées : «La violence n’est pas légitime», dénonce le ministre de l’Éducation nationale

## Blocages des lycées : le ministre de l'Éducation nationale dénonce une violence « qui n'est pas légitime » Alors que plusieurs lycées français ont été le thé

## Blocages des lycées : le ministre de l'Éducation nationale dénonce une violence « qui n'est pas légitime » Alors que plusieurs lycées français ont été le théâtre de violences lors des blocages survenus le 30 septembre 2026, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, est monté au créneau pour dénoncer des débordements qu'il juge inacceptables. Selon des propos rapportés par Le Figaro, le membre du gouvernement a fermement condamné les actes de violence qui ont émaillé ce mouvement de contestation lycéenne, tout en réaffirmant le droit à la mobilisation dans un cadre démocratique. ## Un bilan humain préoccupant D'après les informations relayées par Le Figaro, le bilan des violences survenues lors de ces blocages s'élève à 76 blessés, dont 18 personnels de l'Éducation nationale. Le ministre a notamment évoqué des situations particulièrement graves, rapportant que « des proviseurs ont été agressés » et que « des professeurs ont été pourchassés par des voyous ». Ces éléments, s'ils étaient confirmés, marqueraient une escalade notable dans les tensions liées aux mouvements lycéens. Édouard Geffray a tenu à souligner que ces débordements ne sauraient être assimilés à une mobilisation sereine, tout en reconnaissant que, dans certains établissements, les choses se seraient déroulées sans incident majeur. Cette distinction semble importante aux yeux du ministre, qui entend ne pas stigmatiser l'ensemble du mouvement. ## Un mouvement né du manque de moyens Le mouvement de grogne trouve son origine, selon les syndicats lycéens, dans le manque de moyens et la dégradation des conditions d'apprentissage. L'Union syndicale lycéenne (USL) revendiquait, dès le mardi, le blocage de 400 établissements, dont une quarantaine de blocages qualifiés de « totaux », sur les quelque 3700 que compte le territoire français. Ces chiffres, rapportés par Le Figaro, témoignent de l'ampleur d'une mobilisation qui pourrait se poursuivre, l'USL ayant appelé à reconduire le mouvement dès le jeudi. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte plus large de tensions sociales dans le secteur éducatif, où les questions de moyens et de conditions de travail demeurent des points de friction récurrents entre les organisations syndicales et le ministère. ## Une « récupération politique » dénoncée Au-delà des violences, Édouard Geffray a également pointé du doigt ce qu'il qualifie de « récupération politique assez manifeste ». Selon Le Figaro, le ministre a notamment visé le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, sans toutefois préciser la nature exacte des propos ou des actes qui lui sont reprochés. Cette mise en cause intervient dans un climat où les mouvements lycéens sont régulièrement l'objet d'interprétations politiques divergentes. Le ministre a insisté sur le fait que les revendications lycéennes disposent d'un cadre légitime pour s'exprimer, mais que l'idée selon laquelle il ne faudrait pas respecter la démocratie et qu'il serait nécessaire de recourir à des actions violentes constitue, selon lui, une dérive inquiétante. ## Un équilibre délicat entre dialogue et fermeté La position exprimée par le ministre de l'Éducation nationale traduit la difficulté pour l'exécutif de concilier reconnaissance du droit de manifester et fermeté face aux débordements. Si Édouard Geffray a réaffirmé que les mobilisations et les revendications lycéennes étaient légitimes, il a dans le même temps insisté sur l'illégitimité de la violence comme mode d'action. Cette ligne, qui pourrait être perçue comme un appel au calme, laisse toutefois en suspens la question des réponses concrètes aux revendications portées par les lycéens, notamment sur le terrain des moyens alloués à l'éducation. La poursuite éventuelle du mouvement, jeudi, constituera un test pour la capacité du ministère à désamorcer une crise qui mêle revendications sociales et enjeux d'ordre public.