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Blocages des lycées : «Emmanuel Macron, l’État de droit ne signifie pas l'impuissance de l'État»

Une · · Par Claire BERNARD

Blocages des lycées : «Emmanuel Macron, l’État de droit ne signifie pas l'impuissance de l'État»

## Blocages des lycées : quand l'exécutif invoque « l'empathie » face à la colère lycéenne Selon des informations rapportées par Le Figaro dans une tribune publ

## Blocages des lycées : quand l'exécutif invoque « l'empathie » face à la colère lycéenne Selon des informations rapportées par Le Figaro dans une tribune publiée le 9 octobre 2026, trois juristes de renom estiment que la réponse de l'exécutif aux blocages de lycées traduit une inversion préoccupante des valeurs républicaines. Noëlle Lenoir, avocate et ancienne membre du Conseil constitutionnel, Guilhem Carayon, avocat au barreau de Paris, et Luc Fontaine, magistrat honoraire, signent une prise de position qui interpelle directement le chef de l'État sur sa conception de l'autorité. ## Un contexte de violences d'une rare intensité D'après les éléments relayés par Le Figaro, la situation sécuritaire décrite dans plusieurs régions de France est particulièrement tendue. Des policiers, des pompiers et des professeurs auraient été pris pour cible dans des violences qualifiées de « rare intensité ». Un enfant d'un an aurait notamment été conduit aux urgences après des tirs de mortier dans les Yvelines. Ce climat, qui sidère selon les auteurs nos voisins européens, constituerait la toile de fond des blocages lycéens observés récemment. ## La réponse présidentielle en question Selon Le Parisien, cité par les signataires de la tribune, Emmanuel Macron aurait demandé davantage d'« empathie » et de « pédagogie » dans le maintien de l'ordre face à la colère lycéenne. Une orientation qui, d'après les trois juristes, reviendrait à inverser les valeurs : la violence semblerait suspecte lorsqu'elle émane d'un policier, mais deviendrait « explicable voire légitime » lorsqu'elle prend ce même policier pour cible. Les auteurs rappellent que l'État de droit ne saurait se confondre avec l'impuissance de l'État, et que l'usage de la force demeure, lorsque nécessaire, une prérogative régalienne. ## Une controverse juridique et politique Cette tribune s'inscrit dans un débat plus large sur les modalités du maintien de l'ordre en France. Les signataires, issus du champ juridique — ancienne ministre, avocat, magistrat honoraire —, entendent rappeler que la légitimité de l'action publique ne se mesure pas uniquement à l'aune de la retenue, mais également à la capacité de l'État à garantir la sécurité des personnes et des biens. Leur argumentation, publiée dans un contexte de tensions sociales, pourrait alimenter les discussions sur l'équilibre entre libertés publiques et ordre républicain. ## Un enjeu de doctrine pour l'exécutif Toutefois, la question soulevée dépasse le seul cadre des blocages lycéens. Elle touche à la doctrine même de l'exécutif en matière de sécurité intérieure. Si la demande d'empathie présidentielle visait, selon Le Parisien, à apaiser une situation explosive, elle pourrait également être lue comme un signal envoyé aux forces de l'ordre. Le débat, désormais porté sur la place publique par des figures institutionnelles, devrait continuer d'alimenter les clivages entre partisans d'une fermeté assumée et défenseurs d'une approche plus dialoguée.