Blocages, feux de poubelles, tirs de mortier d’artifice… La mobilisation s’intensifie devant les lycées

## Blocages, feux de poubelles, tirs de mortier d’artifice : la mobilisation s’intensifie devant les lycées Depuis une semaine, plusieurs lycées d’Île-de-France
## Blocages, feux de poubelles, tirs de mortier d’artifice : la mobilisation s’intensifie devant les lycées
Depuis une semaine, plusieurs lycées d’Île-de-France sont le théâtre d’une mobilisation estudiantine qui gagne en intensité, à la veille d’une journée de grève nationale dans la fonction publique. Selon les informations rapportées par Le Figaro le 28 septembre 2026, des blocages, des feux de poubelles et des tirs de mortier d’artifice ont été observés devant plusieurs établissements, signe d’une radicalisation progressive du mouvement.
## Un mouvement parti de la surcharge des classes
À l’origine de cette mobilisation, les conditions d’étude figurent au premier rang des revendications. Selon le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, invité le lundi matin sur RMC, 58 établissements auraient fait l’objet de différentes tentatives de blocage, et une dizaine aurait été effectivement bloquée la semaine précédente. « La raison principale, c’est le surnombre et la chaleur. On a aussi la pression de Parcoursup et beaucoup d’incidents entre élèves et profs, pour lesquels il n’y a jamais de suite », confiait à l’AFP, vendredi dernier, un élève de 17 ans scolarisé dans un lycée du Val-de-Marne. Ces témoignages convergent vers un malaise plus profond, lié à la densité des emplois du temps et à un sentiment d’abandon institutionnel.
## Une extension géographique et une radicalisation des modes d’action
Au fil des jours, la contestation a dépassé le seul cadre francilien. Ce lundi matin, des lycées à Lille, Marseille et Grenoble étaient également concernés, selon Le Figaro. En effet, le mouvement semble gagner du terrain à mesure que la date du 29 septembre approche. Toutefois, l’apparition de feux de poubelles et de tirs de mortier d’artifice marque une évolution notable des modalités de protestation, qui dépassent le simple blocage symbolique. Ces pratiques, déjà observées lors de précédents mouvements lycéens, pourraient compliquer la gestion des établissements et poser des questions de sécurité pour les personnels comme pour les élèves.
## L’USL appelle à généraliser le mouvement
Le syndicat USL a explicitement appelé à étendre la mobilisation dans tous les lycées du pays, à l’occasion de la grève nationale de la fonction publique du 29 septembre. Cette convergence entre revendications lycéennes et mouvement social plus large pourrait donner une ampleur nouvelle à la contestation. D’après des sources syndicales citées par Le Figaro, la jonction avec les personnels de l’Éducation nationale constituerait un facteur d’intensification, d’autant plus que les organisations représentatives dénoncent de longue date la dégradation des conditions d’enseignement.
## Un contexte de tensions persistantes
Ce mouvement s’inscrit dans un climat de tension récurrent autour de l’institution scolaire, où les questions de moyens, d’effectifs et de conditions de travail reviennent régulièrement depuis plusieurs années. Cependant, la spécificité de la mobilisation actuelle réside dans son caractère spontané, porté par des élèves eux-mêmes, sans encadrement syndical unifié. Les autorités éducatives n’ont pas, à ce stade, annoncé de mesures concrètes en réponse aux revendications formulées, ce qui laisse entrevoir une possible prolongation du conflit au-delà de la journée du 29 septembre.