Blocage des prix, baisse des taxes... Quelles sont les propositions des candidats à la présidentielle sur les carburants ?

D'après les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 17 septembre 2026, la question des carburants s'impose d'ores et déjà comme l'un des thème
D'après les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 17 septembre 2026, la question des carburants s'impose d'ores et déjà comme l'un des thèmes centraux de la campagne présidentielle de 2027. Alors que les prix à la pompe atteignaient 2,29 euros pour le gazole et 2,11 euros pour le sans-plomb 95-E10 en fin de semaine dernière, chaque candidat déclaré ou pressenti avance ses solutions pour protéger financièrement les ménages.
## Une flambée aux causes multiples
Selon Le Figaro, cette envolée des prix résulterait de plusieurs facteurs conjugués, notamment le conflit au Moyen-Orient et les attaques ukrainiennes visant les raffineries russes. Ces tensions géopolitiques pèsent directement sur les cours internationaux du brut, répercutés ensuite sur les prix à la pompe. D'après le quotidien, ce contexte ravive par ailleurs la crainte d'un retour des « Gilets jaunes », mouvement né en 2018 précisément d'une contestation de la hausse de la fiscalité sur les carburants. Le souvenir de cette crise sociale semblerait peser sur les stratégies des différents camps, d'autant plus que la sensibilité des automobilistes à ces questions demeure élevée.
## Des propositions hétérogènes selon les camps
Le Figaro cite plusieurs candidats et leurs pistes respectives. Marine Le Pen (RN), Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe (Horizons), Gabriel Attal, Bruno Retailleau (LR) et Raphaël Glucksmann (Place publique) figurent parmi les personnalités citées par le quotidien. Les mesures évoquées incluraient notamment un blocage des prix ou une baisse de la TVA sur les carburants. Ces deux approches, pourraient séduire les automobilistes, mais leur coût budgétaire et leur conformité au droit européen soulèveraient des interrogations. En effet, une réduction de la TVA sur les produits pétroliers se heurterait à des contraintes communautaires, tandis qu'un blocage administratif des prix poserait la question de son financement et de sa durée.
## Un enjeu budgétaire et social majeur
D'après Le Figaro, ces propositions s'inscrivent dans un contexte où le budget de l'État demeure sous tension. Toute baisse de fiscalité sur les carburants représenterait un manque à gagner significatif pour les finances publiques, ce qui expliquerait la prudence de certaines formations. Par ailleurs, la question dépasse le seul cadre automobile : elle touche au pouvoir d'achat des ménages ruraux et périurbains, particulièrement dépendants de leur véhicule. Les candidats devraient donc arbitrer entre attractivité électorale et responsabilité budgétaire, un équilibre d'autant plus délicat que l'opinion reste marquée par l'épisode des « Gilets jaunes ».
## Une campagne sous contrainte européenne
Toutefois, les marges de manœuvre nationales sembleraient limitées par les engagements européens de la France en matière de fiscalité énergétique. Selon plusieurs observateurs cités par Le Figaro, les propositions devront être compatibles avec les règles communautaires, ce qui réduirait l'éventail des options réellement applicables. La campagne à venir devrait donc voir s'affronter des visions divergentes sur la meilleure manière de concilier protection du pouvoir d'achat et transition énergétique.
La suite du débat dépendra des évolutions du marché pétrolier et de la confirmation des candidatures, plusieurs responsables n'ayant pas encore officialisé leur participation au scrutin de 2027.