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Blocage des lycées : Gérald Darmanin souhaite faire «payer les réparations» aux parents

Une · · Par Claire BERNARD

Blocage des lycées : Gérald Darmanin souhaite faire «payer les réparations» aux parents

## Blocage des lycées : Gérald Darmanin veut faire « payer les réparations » aux parents Le garde des Sceaux a demandé aux procureurs de la République d’engager

## Blocage des lycées : Gérald Darmanin veut faire « payer les réparations » aux parents Le garde des Sceaux a demandé aux procureurs de la République d’engager la responsabilité civile des parents dont les enfants sont impliqués dans des dégradations commises lors du mouvement de blocage des lycées. Une instruction qui intervient alors que le mouvement, entamé depuis plusieurs jours, a donné lieu à près de 2 000 gardes à vue à travers le pays, selon les chiffres communiqués par le ministre lui-même. ## Une instruction adressée directement aux procureurs Interrogé vendredi sur RTL, Gérald Darmanin a indiqué avoir demandé aux procureurs d’engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants lors du mouvement de blocage des lycées, afin de leur faire « payer les réparations ». Selon les propos rapportés par Le Figaro et l’AFP, le ministre de la Justice souhaite ainsi que les familles soient juridiquement tenues responsables des dommages matériels constatés devant de nombreux établissements scolaires du pays. Cette démarche s’appuie sur le régime de responsabilité civile des parents prévu par le code civil, qui permet d’engager leur responsabilité pour les actes dommageables commis par un enfant mineur. En effet, la voie civile, distincte de la procédure pénale, vise à obtenir réparation du préjudice subi par les établissements ou les collectivités concernées. ## Près de 2 000 gardes à vue, dont 90 % de mineurs Le garde des Sceaux a également détaillé l’ampleur des interpellations liées au mouvement. Depuis le début du blocage, environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue, « dont 90 % de mineurs », a-t-il précisé. Un tiers des interpellés l’ont été pour des violences commises contre les personnes, a-t-il ajouté, tandis que d’importants dégâts ont été constatés devant de nombreux établissements scolaires du pays. Ces données chiffrées soulignent la dimension à la fois matérielle et humaine des incidents recensés. La proportion élevée de mineurs parmi les personnes placées en garde à vue explique, en partie, l’orientation prise par le ministère de la Justice vers la responsabilité parentale. ## Une réponse judiciaire à un mouvement scolaire La position exprimée par Gérald Darmanin s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour des blocages d’établissements. En ciblant les parents, le gouvernement entend responsabiliser les familles face aux conséquences financières des dégradations, alors que les coûts de réparation pèsent sur les collectivités et les établissements. Toutefois, la mise en œuvre de cette instruction pourrait soulever des questions pratiques, notamment sur l’identification précise des auteurs de dégâts et sur la capacité des familles à assumer ces sommes. Par ailleurs, la distinction entre participation à un blocage et commission de dégradations restera un point central dans l’examen des dossiers par les parquets. Le débat sur l’opportunité de faire supporter ces réparations aux parents pourrait également alimenter les discussions sur la réponse institutionnelle aux mouvements lycéens, entre fermeté judiciaire et accompagnement éducatif.