Blocage des lycées : Éric Ciotti va déposer une proposition de loi pour «faire payer les casseurs» et sanctionner «les gourous d’ultragauche»

## Blocage des lycées : Éric Ciotti annonce une proposition de loi pour « faire payer les casseurs » Le député des Alpes-Maritimes et président de l'Union des d
## Blocage des lycées : Éric Ciotti annonce une proposition de loi pour « faire payer les casseurs »
Le député des Alpes-Maritimes et président de l'Union des droites pour la République, Éric Ciotti, a annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à sanctionner les auteurs de violences commises en marge des blocages de lycées, rapporte Le Figaro dans un article publié le 3 octobre 2026. Le parlementaire souhaite notamment instaurer un mécanisme permettant de « faire payer les casseurs » et de créer un délit spécifique visant les personnes qu'il désigne comme les « gourous d'ultragauche ».
## Un bilan matériel et sécuritaire lourd
Selon les informations relayées par Le Figaro, le mouvement de blocage des lycées a donné lieu à des scènes de chaos dans de nombreuses villes françaises. Des violences urbaines ont éclaté à proximité de 158 établissements scolaires, comme l'a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Plus de 5 000 interpellations auraient eu lieu depuis le début de la semaine, selon la même source. Les faits constatés incluent des jets de projectiles, des incendies de mobilier urbain, ainsi que des prises à partie de forces de l'ordre, d'enseignants, de proviseurs, de journalistes et de passants. Les émeutiers se seraient également attaqués aux établissements eux-mêmes, fracassant des portes, arrachant des portails ou incendiant des bâtiments.
## Des dégâts chiffrés à plusieurs millions d'euros
Sur le plan matériel, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), a chiffré les dégâts à 7 millions d'euros pour la seule région francilienne. À Nantes, le lycée international Nelson Mandela, inauguré en 2014, aurait été incendié, à l'instar d'autres établissements sur le territoire. Ces destructions, dont l'ampleur reste à préciser dans plusieurs académies, alimentent la controverse sur la réponse institutionnelle à apporter à ce type de mobilisation.
## Une réponse législative portée par Ciotti
Face à ces violences, qu'il qualifie d'« intolérables », Éric Ciotti entend donc porter une réponse législative. « Ce n'est pas au contribuable de payer la facture ! », estime le maire de Nice, cité par Le Figaro. Le député souhaite instaurer un « mécanisme de saisie directe » permettant de recouvrer auprès des auteurs de dégradations le coût des réparations. Il envisage également la création d'« un délit spécifique de provocation d'un mineur au blocage d'un établissement scolaire », ciblant ainsi les personnes susceptibles d'inciter des élèves à participer à ces actions.
## Un débat sur la responsabilité et la sanction
Cette initiative s'inscrit dans un contexte de tension durable autour de la gestion des mouvements lycéens et de leur encadrement juridique. Si la proposition de loi n'a pas encore été formellement déposée, son annonce relance le débat sur la responsabilité pénale et financière des participants à des blocages, notamment lorsqu'ils impliquent des mineurs. Le texte devra toutefois franchir les étapes parlementaires, où son périmètre exact — notamment la définition du délit de provocation — pourrait faire l'objet de discussions approfondies.