bee2link group : « Crise du véhicule neuf, essor du véhicule électrique : les concessionnaires doivent réinventer leur après-vente »

## bee2link group : l’après-vente automobile face au double choc du neuf et de l’électrique La crise persistante du marché du véhicule neuf et la montée en puis
## bee2link group : l’après-vente automobile face au double choc du neuf et de l’électrique
La crise persistante du marché du véhicule neuf et la montée en puissance des motorisations électriques contraignent les concessionnaires à repenser en profondeur leur activité après-vente. C’est le constat défendu par Alexandre Rodrigues, Head of After-sales chez bee2link group, lors de son passage dans l’émission Grand Angle, animée par Christophe Pallée sur BFM Business, dans un épisode réalisé par le partenaire Scribeo.
## Un modèle historique sous tension
Le modèle économique traditionnel des concessions repose sur un équilibre connu : des marges réduites sur la vente de véhicules neufs, compensées par la rentabilité de l’après-vente — entretien, réparation, pièces détachées. Or, selon les éléments présentés dans l’émission, ce socle se fragilise. La baisse des immatriculations de véhicules neufs réduit mécaniquement le flux de véhicules entrants dans les ateliers, tandis que l’allongement de la durée de détention des véhicules modifie les cycles d’entretien. Les concessionnaires doivent donc composer avec un pipeline d’activité moins prévisible, alors que leurs charges fixes — immobilier, outillage, personnel qualifié — restent élevées.
## L’électrique bouleverse l’atelier
L’essor du véhicule électrique ajoute une couche de complexité. Un véhicule électrique nécessite moins d’entretien courant qu’un modèle thermique : pas de vidange, moins de pièces d’usure, une chaîne de traction simplifiée. Mécaniquement, la fréquence de passage en atelier diminue, ce qui pèse sur le volume d’heures facturées. En parallèle, les interventions sur les batteries haute tension, l’électronique embarquée et les logiciels exigent de nouvelles compétences, des équipements spécifiques et des habilitations particulières. Cette transition impose aux réseaux de formation et d’investissement un rythme soutenu, que tous les acteurs ne peuvent pas suivre au même tempo.
## Réinventer la relation client et les services
Face à ce double mouvement, Alexandre Rodrigues plaide pour une réinvention de l’après-vente. Plusieurs pistes structurent cette réflexion : digitalisation du parcours client, prise de rendez-vous en ligne, suivi en temps réel des interventions, personnalisation des offres d’entretien. L’enjeu consiste à transformer l’atelier en point de contact récurrent, générateur de services additionnels — mobilité, mise à jour logicielle, diagnostic prédictif. Les solutions logicielles développées par bee2link group s’inscrivent dans cette logique d’outillage des réseaux pour piloter plus finement l’activité et la relation client.
## Un enjeu de rentabilité et de compétences
La question centrale reste celle de la rentabilité. Si la fréquence d’entretien baisse, la valeur unitaire de chaque passage en atelier doit augmenter, ou le volume de clients doit s’élargir à de nouveaux segments — véhicules d’occasion, flottes, multimarque. Cette équation suppose des investissements en formation, en outillage et en systèmes d’information, dans un contexte où les marges sont déjà sous pression. Les réseaux les plus agiles, capables d’anticiper ces mutations, pourraient tirer parti de la transition ; les autres risquent d’accuser un décrochage.
La transformation de l’après-vente automobile ne se joue donc pas uniquement sur le plan technique. Elle engage la capacité des concessionnaires à repenser leur modèle économique, leurs compétences et leur relation client, à l’heure où le véhicule électrique redessine les contours de l’ensemble de la filière.