Baisse du gazole de 8 à 12 centimes à la pompe: "La baisse de la TVA à 5,5% sur les énergies est indispensable", affirme Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national

## Baisse du gazole : le RN relance le débat sur la TVA à 5,5 % La baisse des prix à la pompe revient au cœur de l'actualité économique. Selon les informations
## Baisse du gazole : le RN relance le débat sur la TVA à 5,5 %
La baisse des prix à la pompe revient au cœur de l'actualité économique. Selon les informations relayées par BFM Business, le gazole pourrait reculer de 8 à 12 centimes par litre dans les prochaines semaines. Une perspective qui relance immédiatement le débat politique sur la fiscalité des carburants, alors que le pouvoir d'achat des ménages reste sous pression.
## Une baisse attendue à la pompe
D'après les éléments rapportés par BFM Business, la baisse du gazole devrait se situer dans une fourchette de 8 à 12 centimes par litre. Ce mouvement intervient dans un contexte de détente relative des cours internationaux du pétrole brut, qui se répercute progressivement sur les prix à la consommation. Pour les automobilistes français, qui utilisent majoritairement des véhicules diesel, cette annonce représente un allègement non négligeable du budget carburant. Toutefois, cette baisse reste fragile : elle dépend directement de l'évolution des marchés mondiaux et du taux de change euro-dollar, deux variables particulièrement volatiles ces derniers mois.
## Le RN réclame une TVA à 5,5 %
Face à cette annonce, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, a estimé que « la baisse de la TVA à 5,5 % sur les énergies est indispensable ». Le parti d'extrême droite plaide donc pour une réduction du taux de TVA appliqué aux produits énergétiques, aujourd'hui fixé à 20 % pour les carburants. Selon cette position, seule une action structurelle sur la fiscalité permettrait d'obtenir une baisse durable des prix, au-delà des simples fluctuations du marché. Cette proposition s'inscrit dans un discours plus large sur le pouvoir d'achat, thème central du discours du RN depuis plusieurs années.
## Un débat fiscal récurrent
La question de la TVA sur les énergies n'est pas nouvelle. Plusieurs formations politiques, à gauche comme à droite, ont déjà plaidé pour un taux réduit sur les carburants ou l'électricité. Le sujet revient régulièrement lors des pics de prix, comme en 2022, lorsque le litre de gazole avait dépassé les 2 euros dans de nombreuses stations. Le gouvernement avait alors mis en place une remise à la pompe, dispositif temporaire qui avait coûté plusieurs milliards d'euros aux finances publiques. Une baisse pérenne de la TVA poserait, elle, la question du financement : chaque point de TVA en moins sur les énergies représente un manque à gagner considérable pour l'État.
## Des implications budgétaires lourdes
Sur le plan économique, la mesure défendue par le RN soulève plusieurs interrogations. Une TVA réduite à 5,5 % sur les carburants bénéficierait à l'ensemble des consommateurs, y compris les plus aisés, et ne ciblerait donc pas spécifiquement les ménages modestes. Par ailleurs, la France doit composer avec des contraintes budgétaires importantes et des engagements européens encadrant les taux de TVA applicables. Le débat promet donc d'être âpre entre partisans d'un allègement fiscal immédiat et défenseurs d'une trajectoire budgétaire maîtrisée.
La baisse annoncée du gazole offre un répit temporaire aux automobilistes, mais elle ne règle pas la question de fond sur la fiscalité énergétique. Entre fluctuations des marchés et propositions politiques, le prix à la pompe restera un indicateur scruté de près par les ménages comme par le gouvernement.