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Baisse du gazole de 12 à 18 centimes à la pompe: "C'est une vraie avancée", estime Thierry Cottillard, président du groupement Les Mousquetaires

Economie · · Par Julie MOREAU

Baisse du gazole de 12 à 18 centimes à la pompe:

La baisse des prix du gazole à la pompe, comprise entre 12 et 18 centimes par litre, constitue une bouffée d'oxygène pour les automobilistes français, selon Thi

La baisse des prix du gazole à la pompe, comprise entre 12 et 18 centimes par litre, constitue une bouffée d'oxygène pour les automobilistes français, selon Thierry Cottillard, président du groupement Les Mousquetaires. Interrogé par BFM Business, le dirigeant a qualifié cette évolution de "vraie avancée", dans un contexte où les carburants pèsent lourdement sur le budget des ménages et sur les coûts logistiques des distributeurs. ## Une détente attendue sur les carburants La baisse annoncée, de l'ordre de 12 à 18 centimes par litre de gazole, représente un soulagement significatif pour les consommateurs. Pour un réservoir moyen de 50 litres, l'économie réalisée oscille entre 6 et 9 euros par plein. Cette diminution intervient après plusieurs mois de tension sur les prix à la pompe, qui avaient atteint des niveaux élevés, pesant sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la rentabilité des entreprises de transport. Thierry Cottillard, à la tête du groupement Les Mousquetaires — qui regroupe notamment les enseignes Intermarché —, a salué cette orientation à la baisse. Selon lui, il s'agit d'une "vraie avancée" pour les Français, dans un secteur où la moindre variation du prix du carburant se répercute directement sur les coûts d'exploitation et, in fine, sur les prix de vente au consommateur. ## Un effet direct sur les coûts logistiques La baisse du gazole ne concerne pas uniquement les particuliers. Elle touche également l'ensemble de la chaîne logistique, des transporteurs routiers aux grandes surfaces, dont les flottes de camions fonctionnent majoritairement au diesel. Une réduction de 12 à 18 centimes par litre peut représenter, à l'échelle d'un groupe de distribution, des économies substantielles sur les dépenses de carburant. Ces gains potentiels pourraient, selon plusieurs observateurs, se transmettre partiellement aux prix de détail. Toutefois, cette transmission n'est jamais automatique ni immédiate, les distributeurs arbitrant en fonction de multiples facteurs : concurrence locale, coûts salariaux, énergie et marges. ## Un contexte économique sous tension Cette accalmie sur les prix du gazole s'inscrit dans un environnement économique complexe. Les enseignes de la grande distribution font face à des défis multiples, notamment en matière de cybersécurité. Thierry Cottillard a d'ailleurs évoqué, sur BFM Business, "3 à 4 cyberattaques par jour" visant son groupement, ainsi qu'un incident majeur ayant touché les systèmes de réfrigération de plusieurs supermarchés, qualifié de "catastrophe" et de "jamais-vu". Le coût de cette cyberattaque sur les frigos s'élèverait à "des dizaines de millions d'euros", selon le dirigeant. Ces événements illustrent la vulnérabilité croissante des acteurs de la distribution, confrontés simultanément à des pressions sur les prix, des menaces numériques et des attentes fortes des consommateurs. ## Une dynamique à confirmer Si la baisse du gazole est perçue comme une bonne nouvelle, sa pérennité reste incertaine. Les prix des carburants dépendent étroitement des cours du pétrole brut, des taux de change et des décisions des pays producteurs. Une remontée des cours mondiaux pourrait rapidement effacer ces gains. Pour l'heure, les automobilistes et les professionnels du transport bénéficient d'un répit bienvenu. Reste à savoir si cette tendance se consolidera dans les prochaines semaines, ou si elle ne constituera qu'une parenthèse dans un marché structurellement volatil.