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Bac et brevet 2027 : «Si un élève a une mauvaise expression, il perdra d’office deux points», annonce Édouard Geffray

Une · · Par Claire BERNARD

Bac et brevet 2027 : «Si un élève a une mauvaise expression, il perdra d’office deux points», annonce Édouard Geffray

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une mesure qui devrait peser sur les copies des examens de 2027 : un élève dont l'expression éc

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé une mesure qui devrait peser sur les copies des examens de 2027 : un élève dont l'expression écrite serait jugée insuffisante perdrait d'office deux points. Dans un entretien exclusif accordé au Figaro, publié le 16 septembre 2026, le ministre détaille un « barème indicatif » destiné à faire de la maîtrise de la langue une exigence transversale, du français aux mathématiques. ## Un barème à quatre niveaux pour toutes les disciplines Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'Éducation nationale publie ce 17 septembre 2026, au bulletin officiel, un document détaillant quatre colonnes d'évaluation, allant de « très insuffisant » à « très satisfaisant ». Ce barème, destiné aux correcteurs comme aux professeurs et aux élèves, inclut explicitement l'orthographe, la syntaxe, le lexique et l'organisation de la réflexion. D'après le quotidien, cette grille s'appliquera dans toutes les disciplines, y compris les mathématiques, l'histoire-géographie et les sciences de la vie et de la Terre. Le ministre qualifie cette exigence de « désormais inscrite dans le marbre », une formulation qui suggère une volonté de pérenniser la mesure au-delà des seules sessions d'examen de 2027. ## Une réponse au choc du classement Pisa Cette annonce intervient dans un contexte de vives inquiétudes sur le niveau des élèves français. Le Figaro rappelle que les résultats du classement international Pisa ont été qualifiés de « catastrophiques », un constat qui a nourri les débats sur l'effondrement des compétences en lecture et en écriture des élèves français. En effet, plusieurs enquêtes internationales ont, ces dernières années, pointé une baisse continue des performances hexagonales en compréhension de l'écrit. La décision du ministère pourrait ainsi s'inscrire dans une stratégie plus large de revalorisation des fondamentaux, alors que la question de la maîtrise de la langue traverse l'ensemble du système éducatif, du primaire au lycée. ## Une sanction de deux points qui interroge La mesure phare — le retrait automatique de deux points en cas de mauvaise expression — soulève néanmoins des questions sur son application concrète. Le document publié au bulletin officiel devrait préciser les critères permettant aux correcteurs d'évaluer le degré d'insuffisance de l'expression, mais l'articulation entre ce barème national et la liberté pédagogique des enseignants reste, à ce stade, difficile à mesurer. Par ailleurs, cette annonce s'accompagne, selon Le Figaro, d'une position d'« intransigeance à l'égard des parents qui menaceraient des professeurs ». Le ministre place ainsi l'année scolaire en cours sous le signe de l'exigence, tant sur le plan des acquis que sur celui du respect dû aux personnels enseignants. ## Une exigence à confirmer dans les faits Reste à savoir comment ce barème sera reçu par les syndicats enseignants et les familles, et si son application uniforme dans des disciplines aussi diverses que les mathématiques ou les sciences ne risque pas de créer des disparités d'évaluation. La publication au bulletin officiel devrait apporter des précisions sur les modalités pratiques. Pour l'heure, l'annonce d'Édouard Geffray marque une inflexion assumée : faire de la langue un critère de notation à part entière, et non plus un simple attendu implicite.