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Bab al-Mandab, Ormuz, oléoduc saoudien… Les «routes du pétrole» menacées par l’avancée Houthie

Une · · Par Claire BERNARD

Bab al-Mandab, Ormuz, oléoduc saoudien… Les «routes du pétrole» menacées par l’avancée Houthie

D'après les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 12 septembre 2026, les rebelles houthis ont conquis en quelques jours l'ensemble de la côt

D'après les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 12 septembre 2026, les rebelles houthis ont conquis en quelques jours l'ensemble de la côte yéménite de la mer Rouge, s'assurant de fait un contrôle sur le détroit de Bab al-Mandab, l'un des quatre principaux passages maritimes mondiaux empruntés par les pétroliers. Cette avancée militaire, qui intervient après la déclaration d'un blocus contre les navires saoudiens par le groupe soutenu par l'Iran, fait peser une menace nouvelle sur les grandes routes d'approvisionnement énergétique. ## Un verrou stratégique sur le commerce mondial Selon les éléments relayés par le quotidien français, le détroit de Bab al-Mandab constitue un point de passage par lequel transite environ 10 % du commerce maritime mondial. Un rapport du Sénat publié en 2024, cité par Le Figaro, précisait par ailleurs que « plus de 40 % du commerce entre le Vieux Continent et l'Asie transite par la mer Rouge ». La capture de la ville de Mocha, dans la province de Taiz, dont des images ont été diffusées le 11 septembre 2026 par la chaîne Al-Masirah TV et reprises par Reuters, illustrerait concrètement cette progression territoriale. Le camp de Khaled bin Walid figurerait parmi les positions tombées aux mains des rebelles, selon ces mêmes sources. ## Une pression immédiate sur les prix du baril Les conséquences économiques se manifesteraient déjà sur les marchés. Toujours d'après Le Figaro, le prix du baril atteignait 106 dollars dès le jeudi précédant la publication de l'article. Ce niveau pourrait encore s'accroître si le groupe houthi accentuait sa pression sur cette voie maritime, d'autant plus que le détroit d'Ormuz, autre point névralgique pour l'exportation pétrolière, demeure soumis à des tensions régionales persistantes. La conjonction de ces deux goulets d'étranglement pourrait fragiliser davantage l'équilibre énergétique mondial. ## Le contournement par le cap de Bonne-Espérance en question Pour éviter la zone de risque, les armateurs se verraient contraints de contourner le continent africain par le cap de Bonne-Espérance. Une telle déviation rallongerait considérablement les trajets, avec des répercussions possibles sur les coûts de fret et les délais d'acheminement. Le Figaro souligne que ce contournement représenterait une option coûteuse, sans préciser l'ampleur exacte de la hausse tarifaire envisagée. Par ailleurs, l'oléoduc saoudien, évoqué dans le titre de l'article, constituerait une infrastructure alternative dont la sécurité pourrait également être interrogée dans ce contexte de dégradation. ## Un enjeu aux ramifications internationales Cette situation intervient dans un contexte régional déjà tendu, marqué par l'implication de l'Iran aux côtés des houthis. Selon des sources diplomatiques régulièrement citées dans la presse internationale, le soutien iranien au mouvement rebelle constituerait un facteur aggravant pour la stabilité de la mer Rouge. Toutefois, aucune confirmation officielle n'a été apportée quant à une éventuelle coordination directe entre Téhéran et les opérations militaires récentes. Les implications pourraient dépasser le seul cadre énergétique, touchant également aux équilibres géopolitiques entre puissances occidentales et acteurs régionaux. La situation demeure évolutive, et l'impact réel sur les flux pétroliers mondiaux dépendra de l'évolution des opérations houthies dans les prochaines semaines.