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Avec « Ride Lonesome », Beck complète sa tétralogie pour les cœurs brisés

Culture · · Par Emma ROUSSEAU

Avec « Ride Lonesome », Beck complète sa tétralogie pour les cœurs brisés

## Beck referme le chapitre des cœurs brisés Le chanteur et multi-instrumentiste californien publie son quinzième album studio, « Ride Lonesome », une œuvre à t

## Beck referme le chapitre des cœurs brisés Le chanteur et multi-instrumentiste californien publie son quinzième album studio, « Ride Lonesome », une œuvre à teneur folk et orchestrale où il s'autorise, selon nos confrères du *Monde Culture*, à exposer sa vulnérabilité. Avec ce disque, l'artiste complète une tétralogie consacrée aux cœurs brisés, entamée plusieurs années plus tôt. ## Une trilogie devenue tétralogie Depuis ses débuts au milieu des années 1990, Beck Hansen s'est imposé comme l'un des artisans les plus imprévisibles de la scène musicale américaine, naviguant entre folk lo-fi, pop expérimentale et soul psychédélique. La tétralogie que referme aujourd'hui « Ride Lonesome » constitue, selon la lecture qu'en propose *Le Monde Culture*, un ensemble cohérent consacré aux ruptures et aux blessures sentimentales. Ce quinzième album studio vient donc sceller un cycle où la vulnérabilité n'est plus dissimulée derrière les collages sonores qui firent sa renommée, mais exposée au premier plan. Une manière, pour l'artiste, de réconcilier l'exigence formelle qui le caractérise avec une forme de dépouillement émotionnel rare dans sa discographie. ## Le folk et l'orchestre comme écrin La teneur folk et orchestrale de « Ride Lonesome » marque une inflexion sensible dans la production de Beck. Là où certains de ses prédécesseurs jouaient la saturation et le sampling, ce nouvel opus privilégie les arrangements amples, les cordes et une instrumentation acoustique. Cette orientation n'est pas anodine : elle inscrit le disque dans une tradition américaine de la confession chantée, celle des songwriters qui font de l'orchestre le miroir de leurs tourments intérieurs. Le choix de l'orchestration, plutôt que du minimalisme, suggère que la vulnérabilité revendiquée n'est pas un repli mais une mise en scène, un geste esthétique assumé. Reste à savoir comment ce parti pris sera reçu par un public habitué aux métamorphoses de l'artiste. ## Quinze albums, une constance dans la métamorphose Atteindre un quinzième album studio relève, dans le paysage musical contemporain, d'une longévité peu commune. Beck y est parvenu en refusant de s'installer dans une formule, ce qui rend d'autant plus notable la décision de clore ici une tétralogie dédiée aux cœurs brisés. Cette cohérence thématique, sur plusieurs disques, tranche avec l'image d'un artiste insaisissable. Elle témoigne peut-être d'une maturité nouvelle, où l'expérimentation ne passe plus par la rupture mais par la profondeur d'un même sujet creusé jusqu'à l'os. Selon *Le Monde Culture*, c'est précisément dans cette exposition de soi que réside l'intérêt du disque. ## Un cycle qui interroge la place de l'intime Au-delà de la seule actualité discographique, « Ride Lonesome » pose une question de fond : que reste-t-il, en 2025, de la chanson de rupture comme genre noble ? En assumant le folk orchestral et la vulnérabilité, Beck semble répondre que l'intime n'a rien perdu de sa puissance évocatrice. La sortie de ce quinzième album, rapportée par nos confrères, invite ainsi à mesurer le chemin parcouru par un artiste qui, après avoir brouillé les pistes, choisit aujourd'hui de les clarifier. Une conclusion en forme d'aveu, dont l'écho dépendra de l'écoute qu'on voudra bien lui accorder.