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Autour d’Emmanuel Macron, la tentation d’une dissolution avant la présidentielle... Les indiscrets du Figaro

Une · · Par Claire BERNARD

Autour d’Emmanuel Macron, la tentation d’une dissolution avant la présidentielle... Les indiscrets du Figaro

La tentation d’une nouvelle dissolution avant l’élection présidentielle agite les cercles macronistes Selon des informations rapportées par Le Figaro dans sa ru

La tentation d’une nouvelle dissolution avant l’élection présidentielle agite les cercles macronistes

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans sa rubrique « Les indiscrets » du 19 juin 2026, une rumeur insistante circulerait dans l’entourage d’Emmanuel Macron concernant la possibilité d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale avant l’élection présidentielle. Cette hypothèse, bien que non confirmée officiellement par l’Élysée, alimenterait les discussions stratégiques au sein de la majorité présidentielle, dans un contexte politique marqué par une fragmentation parlementaire inédite.

Une hypothèse stratégique pour reprendre la main

D’après les sources du Figaro, l’idée d’une dissolution anticipée — moins de deux ans après celle de juin 2024 — serait envisagée comme un levier pour redonner une majorité claire au camp présidentiel avant le scrutin de 2027. Les partisans de cette thèse au sein de l’exécutif estimeraient que l’actuelle configuration de l’Assemblée, où aucune force politique ne dispose d’une majorité absolue, paralyse l’action gouvernementale. Une nouvelle dissolution permettrait, selon eux, de « clarifier le paysage » et de contraindre les électeurs à trancher entre un bloc central renforcé et l’opposition, notamment le Rassemblement national de Jordan Bardella.

Cependant, cette option comporterait des risques majeurs. En cas d’échec, le camp présidentiel pourrait perdre davantage de sièges et offrir une majorité à ses adversaires. Le Figaro rappelle que la dissolution de 2024 avait déjà été un pari risqué, et que les sondages actuels n’indiquent pas un regain de popularité pour la majorité sortante. La prudence serait donc de mise, et plusieurs conseillers d’Emmanuel Macron mettraient en garde contre une « fuite en avant » électorale.

Les coulisses d’une semaine politique agitée

Outre cette rumeur, les « indiscrets » du Figaro dévoilent plusieurs autres anecdotes qui éclairent les rapports de force dans l’hémicycle. Ainsi, une scène insolite s’est déroulée jeudi dernier à l’Assemblée nationale, où Jean-Luc Mélenchon, bien que n’étant plus député, assistait aux débats dans les tribunes visiteurs. Lors de l’examen d’une proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal, le député RN Frédéric Weber aurait interpellé le leader insoumis en le qualifiant de « petit chenapan », provoquant une poignée de main teintée d’humour entre les deux hommes. Cette séquence, bien que légère, témoigne de la porosité des tensions politiques dans l’hémicycle, où les clivages idéologiques n’empêchent pas des échanges informels.

Par ailleurs, la rubrique évoque également la « bromance » entre Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, et Zohran Mamdani, figure politique américaine, ainsi que les bons conseils de Valérie Pécresse à Bruno Retailleau avant son premier meeting. Ces éléments, bien que secondaires, dessinent les contours d’une vie politique parisienne où les alliances et les inimitiés se nouent en coulisses.

Une décision suspendue à des arbitrages internes

La question d’une dissolution reste, à ce stade, une hypothèse parmi d’autres dans la boîte à outils stratégique de l’Élysée. Le Figaro précise que cette rumeur pourrait également être alimentée par des proches du président pour tester les réactions des oppositions et des médias. En tout état de cause, une telle décision ne pourrait être prise sans un calcul politique rigoureux, tant les conséquences pourraient être lourdes pour la majorité sortante.

Alors que l’élection présidentielle de 2027 se profile, Emmanuel Macron serait confronté à un dilemme : tenter de rebattre les cartes par une dissolution risquée, ou poursuivre avec une Assemblée fragmentée qui limite ses marges de manœuvre. Les prochaines semaines devraient être décisives pour déterminer si cette tentation se transforme en projet concret ou si elle reste une simple hypothèse de travail dans les cercles du pouvoir.