Autoroute A69 : jusqu’à 20,40 euros l’aller-retour entre Toulouse et Castres, les tarifs des péages font grincer des dents

## A69 : des péages à 20,40 euros l'aller-retour qui cristallisent les tensions Alors que l'ouverture de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres est annoncée
## A69 : des péages à 20,40 euros l'aller-retour qui cristallisent les tensions
Alors que l'ouverture de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres est annoncée pour le début du mois de novembre, le concessionnaire Atosca a dévoilé, jeudi 8 octobre, la grille tarifaire de la future liaison. Selon les informations rapportées par Le Figaro, les automobilistes au volant d'un véhicule thermique devront débourser 10,20 euros pour un aller simple, soit 20,40 euros l'aller-retour. Une annonce qui ravive les critiques à l'égard d'un projet déjà contesté sur le plan environnemental.
## Une facture détaillée et jugée excessive
D'après les chiffres communiqués par le concessionnaire, le parcours de 53 kilomètres entre Verfeil et Castres coûtera 8,50 euros, auxquels s'ajouteront 1,70 euro pour rejoindre Toulouse par l'A680. Les véhicules à très faibles émissions éligibles bénéficieront, quant à eux, d'un tarif réduit sur l'A69. Cette nouvelle liaison doit permettre de raccourcir d'environ vingt minutes un trajet qui nécessite aujourd'hui près d'une heure et demie. Le gain de temps, rapporté au coût du péage, alimente toutefois la controverse. « Moi, je ne vois pas l'intérêt de mettre autant d'argent pour gagner si peu de temps », s'insurge Michelle, une automobiliste interrogée par Le Figaro.
## Des élus locaux et des usagers en quête d'alternatives
Ces tarifs font grincer des dents bien au-delà des seuls usagers. Selon Le Figaro, certains élus locaux réclament une solution pour alléger la facture, estimant que le prix du péage pourrait détourner une partie des automobilistes de cet axe. La question du pouvoir d'achat, dans un contexte de tensions persistantes sur les coûts de déplacement, rend la polémique d'autant plus sensible. En effet, pour les trajets quotidiens entre les deux agglomérations, la dépense pourrait représenter un poste budgétaire non négligeable pour les ménages concernés.
## Un projet déjà contesté sur le fond
Au-delà de la question tarifaire, l'A69 demeure un dossier contesté. Le chantier a fait l'objet de recours et de mobilisations opposant partisans d'un désenclavement du Tarn et détracteurs d'une artificialisation des sols jugée excessive. La mise en service, prévue début novembre, pourrait raviver ces clivages, d'autant plus que le modèle économique du concessionnaire repose sur un équilibre fragile entre fréquentation attendue et acceptabilité sociale du péage.
## Une équation économique et politique délicate
Reste à savoir si les usagers arbitreront en faveur du gain de temps promis ou privilégieront les itinéraires gratuits existants. Selon plusieurs observateurs cités par la presse locale, la fréquentation réelle de l'ouvrage constituera un indicateur déterminant pour Atosca comme pour les collectivités. Toutefois, aucune révision tarifaire n'a été annoncée à ce stade. La mise en service de l'A69 pourrait ainsi devenir un cas d'école sur la manière dont les infrastructures routières concilient rentabilité, service public et acceptation par les territoires.