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"Aucune montée et descente": une grève à la gare de Pau "totalement fermée aux voyageurs", aucun car de substitution mobilisé

Economie · · Par Julie MOREAU

# Grève à la gare de Pau : une paralysie totale des TER en plein week-end de chassé-croisé La gare de Pau est "totalement fermée aux voyageurs" ce samedi, en ra

# Grève à la gare de Pau : une paralysie totale des TER en plein week-end de chassé-croisé La gare de Pau est "totalement fermée aux voyageurs" ce samedi, en raison d'un mouvement social local qui paralyse l'ensemble des liaisons TER, tandis qu'aucun car de substitution n'a été affrété par la SNCF. Les TGV, bien que circulant normalement, ne desservent pas la gare paloise, laissant des milliers de voyageurs dans l'incertitude en ce week-end de grands départs estivaux. Cette situation inédite intervient alors que les Fêtes de Bayonne accaparent l'intégralité des ressources de transport routier du département des Pyrénées-Atlantiques. ## Un mouvement social local aux conséquences étendues La grève concerne spécifiquement les agents de l'escale en gare de Pau, un mouvement social local qui n'affecte pas la circulation des TGV mais rend impossible toute opération de montée ou descente des voyageurs dans cette gare. Selon la SNCF, "aucune montée et descente possible dans cette gare" samedi, et aucun train express régional (TER) ne circulera sur les lignes Pau-Bedous, Tarbes-Dax et Tarbes-Bayonne. La porte-parole de la compagnie ferroviaire a précisé que "les TGV circulent normalement, simplement ils ne desservent pas la gare de Pau", une situation qui complique considérablement les déplacements des usagers, notamment ceux qui devaient emprunter les correspondances. L'impact est d'autant plus significatif que ce week-end correspond au "deuxième samedi de grands départs", une période où l'affluence est traditionnellement très élevée. La SNCF a reconnu que la situation est "très, très chargée", sans pour autant fournir d'estimation précise du nombre de voyageurs affectés par cette fermeture temporaire. ## L'absence de cars de substitution liée aux Fêtes de Bayonne L'élément le plus frappant de cette grève réside dans l'absence totale de solution de remplacement. La SNCF a expliqué n'avoir pas pu affréter de cars de substitution, car la plupart des sociétés de transport du département des Pyrénées-Atlantiques sont déjà mobilisées pour convoyer les participants aux Fêtes de Bayonne. Ces festivités, qui doivent rassembler environ un million de "festayres" (festivaliers) d'ici dimanche, accaparent l'ensemble des ressources de transport routier disponibles dans la région. "On ne pouvait pas substituer les trains par des cars, on n'avait pas assez de matériel pour ça", a souligné la porte-parole de la SNCF, mettant en lumière la difficulté logistique à laquelle la compagnie est confrontée. Cette situation illustre la fragilité du système de transport ferroviaire lorsqu'il est confronté à une grève locale, et l'absence de plan B lorsque les ressources alternatives sont déjà mobilisées ailleurs. Les voyageurs se retrouvent ainsi sans autre option que de reporter leur voyage ou de trouver des solutions alternatives par leurs propres moyens, dans une région où les liaisons routières sont également saturées par l'afflux des festivaliers. ## Un week-end de départs sous tension Cette grève intervient dans un contexte déjà tendu pour les voyageurs, avec des milliers de personnes qui prennent la route ou le train pour les vacances estivales. Les Fêtes de Bayonne, événement majeur du Sud-Ouest, viennent ajouter une pression supplémentaire sur les infrastructures de transport, déjà mises à rude épreuve par le chassé-croisé des vacanciers. La SNCF n'a pas communiqué sur la durée prévisible de ce mouvement social, ni sur d'éventuelles négociations en cours avec les agents grévistes. Les voyageurs sont invités à consulter les informations en temps réel sur les canaux officiels de la compagnie pour connaître l'évolution de la situation. Cette paralysie partielle du réseau TER dans les Pyrénées-Atlantiques soulève des questions sur la capacité du système ferroviaire à faire face aux pics d'affluence estivaux, surtout lorsqu'un événement d'envergure régionale vient concurrencer les ressources de substitution.