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Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du tueur Radouane Lakdim rejugés en appel

Une · · Par Claire BERNARD

Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du tueur Radouane Lakdim rejugés en appel

## Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du tueur Radouane Lakdim rejugés en appel À partir de ce lundi 14 septembre 2026, la cour d'assises spécia

## Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du tueur Radouane Lakdim rejugés en appel À partir de ce lundi 14 septembre 2026, la cour d'assises spécialement composée de Paris examine le recours de trois proches de Radouane Lakdim, l'auteur des attentats de Trèbes et Carcassonne survenus en mars 2018. Selon des informations rapportées par Midi Libre, Marine Péquignot et Samir Manaa figurent parmi les personnes renvoyées pour « association de malfaiteurs terroriste » dans le cadre de ce second procès. ## Un rappel des faits à l'origine de la procédure Pour mémoire, les attaques du 23 mars 2018 avaient endeuillé l'Aude : Radouane Lakdim avait successivement attaqué un véhicule de la gendarmerie à Carcassonne, ouvert le feu dans un restaurant, avant de prendre en otage des clients du Super U de Trèbes. Le bilan humain s'était élevé à quatre victimes, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, gendarme qui s'était substitué à un otage. L'assaillant avait été abattu par les forces de l'ordre à l'issue de la prise d'otages. Ce dossier, l'un des plus lourds de la période, avait donné lieu à une première condamnation en 2023, dont l'appel est aujourd'hui examiné. ## Ce que recouvre la qualification retenue La qualification d'« association de malfaiteurs terroriste » vise, en droit pénal français, le fait de participer à un groupement préparant des actes terroristes, indépendamment de la commission effective de ceux-ci. Elle peut concerner des personnes soupçonnées d'avoir apporté un soutien logistique, matériel ou moral à l'assaillant. Dans le cas présent, le renvoi de Marine Péquignot et de Samir Manaa devant la cour d'assises spécialement composée suppose que la juridiction d'instruction a estimé réunies des charges suffisantes, ce que la défense conteste vraisemblablement. La cour devra déterminer si les éléments réunis permettent de caractériser l'implication des intéressés. ## Un procès en appel aux enjeux multiples Ce nouveau procès intervient plus de huit ans après les faits, dans un contexte où la justice antiterroriste française continue d'examiner les ramifications des attentats de 2018. Le caractère « spécialement composé » de la cour — une formation sans jury populaire, réservée aux affaires terroristes — souligne la gravité des accusations. L'audience pourrait également rouvrir le débat sur le degré de connaissance qu'avaient l'entourage de Radouane Lakdim de ses intentions. Toutefois, aucune information ne permet à ce stade de préjuger de l'issue des débats ni de la position exacte de chaque accusé, les éléments du dossier restant couverts par le secret de l'instruction pour partie. ## Une procédure qui s'inscrit dans la durée Ce type de dossier s'étend fréquemment sur plusieurs années, entre instruction, premier jugement et appel. Le procès qui s'ouvre ce lundi devrait ainsi s'ajouter à la longue liste des audiences consacrées aux attentats de 2018, dont le retentissement national demeure important. Les parties civiles, composées des victimes et de leurs proches, devraient être entendues au cours des débats. Par ailleurs, la décision de la cour pourrait faire l'objet, en cas de pourvoi, d'un nouvel examen par la Cour de cassation. La tenue de ce procès rappelle que la réponse judiciaire aux attentats se déploie sur un temps long, bien au-delà de l'émotion suscitée par les faits eux-mêmes. Elle interroge également la manière dont le droit français appréhende la responsabilité pénale de l'entourage d'un auteur d'attentat, une question qui continue de faire débat parmi les juristes.