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Assemblée générale de l’ONU: le Moyen-Orient au cœur d’une semaine diplomatique sous tension

Monde · · Par Claire BERNARD

Assemblée générale de l’ONU: le Moyen-Orient au cœur d’une semaine diplomatique sous tension

New York, mardi 22 septembre. L'Assemblée générale des Nations unies ouvre une semaine de rencontres entre dirigeants du monde entier, dans un contexte de multi

New York, mardi 22 septembre. L'Assemblée générale des Nations unies ouvre une semaine de rencontres entre dirigeants du monde entier, dans un contexte de multiplication des crises internationales et de fragilisation de l'institution onusienne. Selon les informations rapportées par RFI, le Moyen-Orient devrait dominer les discussions, entre guerre avec l'Iran, blocage du détroit d'Ormuz et tensions régionales persistantes. ## Un ordre du jour officiel bousculé par l'actualité Le programme annoncé couvre des thématiques larges : guerre en Ukraine, conflit au Soudan, gouvernance de l'intelligence artificielle, préparation face aux pandémies. Cependant, ces sujets pourraient se retrouver relégués au second plan par la situation au Moyen-Orient. D'après la même source, la question iranienne et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz semblent devoir s'imposer comme le fil conducteur des échanges. Ce détroit, par lequel transite une part considérable du pétrole mondial, constitue un point de vulnérabilité stratégique dont l'évolution pourrait affecter les marchés énergétiques et, par ricochet, l'économie globale. ## Une institution sous pression Cette session se tient dans un climat de fragilisation des Nations unies, confrontées à des critiques récurrentes sur leur capacité à peser sur les conflits. En effet, le blocage régulier du Conseil de sécurité par les rivalités entre grandes puissances limite les marges de manœuvre de l'organisation. Par ailleurs, la multiplication simultanée des crises — Ukraine, Soudan, tensions au Moyen-Orient — met à l'épreuve les mécanismes multilatéraux de médiation. Selon des observateurs cités par RFI, cette Assemblée générale pourrait servir de test pour mesurer la capacité des États membres à dégager des positions communes, notamment sur les questions de sécurité régionale. ## Des enjeux économiques et sécuritaires imbriqués La question du détroit d'Ormuz dépasse le seul cadre militaire. Toute perturbation durable de ce passage maritime pourrait entraîner une hausse des prix de l'énergie, avec des conséquences directes sur les économies importatrices. D'autant plus que les tensions avec l'Iran s'inscrivent dans un contexte régional déjà marqué par des affrontements indirects et des alliances mouvantes. Les discussions prévues à New York pourraient ainsi porter sur des mécanismes de désescalade, sans garantie d'aboutissement. Toutefois, la présence de nombreux chefs d'État et de gouvernement offre une fenêtre diplomatique étroite, mais réelle, pour des contacts bilatéraux en marge des sessions plénières. ## Un rendez-vous à portée incertaine L'Assemblée générale de l'ONU demeure un cadre où les déclarations officielles côtoient les négociations discrètes. Cette édition 2023 s'annonce comme un moment charnière, où la capacité de la communauté internationale à formuler des réponses coordonnées sera scrutée. Reste à savoir si les discussions déboucheront sur des engagements concrets ou si elles se limiteront à des déclarations d'intention, dans un contexte où les équilibres géopolitiques rendent toute avancée incertaine.