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Assemblée générale de l’ONU: Emmanuel Macron qualifie Gaza de «spectacle qui nous fait honte à tous»

Monde · · Par Claire BERNARD

Assemblée générale de l’ONU: Emmanuel Macron qualifie Gaza de «spectacle qui nous fait honte à tous»

La 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte le 22 septembre à New York, réunissant les dirigeants de la planète jusqu'au 28 septembre

La 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte le 22 septembre à New York, réunissant les dirigeants de la planète jusqu'au 28 septembre. Selon les informations rapportées par RFI, le président français Emmanuel Macron a saisi cette tribune pour qualifier la situation à Gaza de « spectacle qui nous fait honte à tous », une formule qui résume la tonalité d'une journée marquée par des interventions aux registres très contrastés. ## Un contexte diplomatique sous tension L'ouverture de cette session a été assurée par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avant que ne défilent plusieurs chefs d'État et de gouvernement. Selon la même source, le président américain Donald Trump a prononcé un discours aux accents qualifiés de triomphalistes et menaçants, tandis que son homologue français a choisi une ligne critique. Emmanuel Macron a ainsi dénoncé « la loi de la jungle » et la « barbarie », des termes qui, d'après RFI, comportaient également une critique à peine voilée du Conseil pour la paix créé par Donald Trump. Cette séquence illustre les tensions qui traversent actuellement le multilatéralisme, à un moment où les équilibres diplomatiques semblent particulièrement fragiles. ## Gaza au cœur des préoccupations La formule employée par le président français concernant Gaza pourrait traduire une préoccupation croissante de Paris face à l'évolution du conflit au Proche-Orient. En effet, la situation humanitaire dans l'enclave palestinienne fait l'objet de multiples alertes de la part d'organisations internationales depuis plusieurs mois. Toutefois, aucune précision n'a été apportée, à ce stade, sur les mesures concrètes que la France entendrait proposer pour répondre à cette situation. Le choix du terme « honte » semblerait indiquer une volonté de placer la question morale au centre du débat, dans un contexte où les négociations sur un cessez-le-feu demeurent incertaines. ## Une critique à peine voilée de l'initiative américaine Par ailleurs, la référence implicite au Conseil pour la paix institué par Washington constituerait un signal diplomatique notable. Selon les éléments rapportés par RFI, cette critique demeure voilée, ce qui pourrait témoigner d'une volonté française de maintenir un canal de dialogue avec l'allié américain tout en marquant ses divergences. D'après des observateurs cités dans le contexte, cette prise de position s'inscrirait dans une dynamique plus large de repositionnement des puissances européennes face aux initiatives unilatérales. Le calendrier de cette session, qui se tient jusqu'au 28 septembre, devrait permettre de mesurer si ces déclarations se traduisent par des propositions formelles. ## Des enjeux institutionnels plus larges Cette 81e session intervient dans un contexte où la crédibilité des institutions multilatérales est régulièrement questionnée. La coexistence, sur une même tribune, de discours aux tonalités aussi opposées — entre affirmation de puissance et appel à la retenue — pourrait accentuer les fractures entre les États membres. Cependant, l'issue de ces échanges reste incertaine, d'autant plus que les grandes puissances affichent des priorités divergentes. La suite des interventions, notamment celles des pays du Sud, pourrait éclairer la manière dont ces tensions sont perçues au-delà des capitales occidentales.