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"Arrachez-moi la tête" : le calvaire de Miren, Montpelliéraine devenue invalide à cause de migraines chroniques infernales

Une · · Par Claire BERNARD

# "Arrachez-moi la tête" : le calvaire de Miren, Montpelliéraine devenue invalide à cause de migraines chroniques infernales Depuis l'âge de 9 ans, Miren Behaxe

# "Arrachez-moi la tête" : le calvaire de Miren, Montpelliéraine devenue invalide à cause de migraines chroniques infernales Depuis l'âge de 9 ans, Miren Behaxeteguy, une habitante de Montpellier, vit avec une migraine devenue chronique qui l'a progressivement privée d'une partie significative de son travail et de sa vie sociale. À l'occasion de la journée mondiale de solidarité pour les personnes souffrant de migraines, son témoignage, rapporté par nos confrères de *Midi Libre*, met en lumière une pathologie souvent minimisée mais dont les conséquences peuvent être dévastatrices. ## Un calvaire débuté dans l'enfance Selon les informations rapportées par *Midi Libre*, Miren Behaxeteguy a connu ses premières crises migraineuses à l'âge de 9 ans, sans imaginer que cette affection allait devenir le fil conducteur de son existence. Au fil des années, la fréquence et l'intensité des crises se sont accrues, transformant une pathologie épisodique en une maladie chronique invalidante. "Arrachez-moi la tête", aurait-elle confié à ses proches lors des accès les plus violents, illustrant la détresse physique et psychologique engendrée par cette affection neurologique méconnue du grand public. La migraine chronique, définie par la présence de céphalées au moins 15 jours par mois dont 8 présentant les caractéristiques migraineuses, touche environ 2 % de la population française, selon les données épidémiologiques disponibles. Pourtant, cette pathologie reste largement sous-diagnostiquée et sous-traitée, comme le souligne le parcours médical de Miren. ## Une vie sociale et professionnelle bouleversée Le témoignage de cette Montpelliéraine, recueilli par *Midi Libre*, révèle l'impact profond de la maladie sur son quotidien. Les crises, imprévisibles et invalidantes, l'auraient contrainte à réduire considérablement son activité professionnelle, la privant d'une autonomie financière et d'un épanouissement personnel. Les relations sociales, également, auraient été affectées : les annulations répétées de rendez-vous, l'incapacité à planifier des sorties ou des vacances, et l'incompréhension de l'entourage participeraient d'un isolement progressif. Les personnes souffrant de migraines chroniques, selon des études médicales citées par des associations de patients, présentent un risque accru de dépression et d'anxiété, dans un cercle vicieux où la douleur alimente la détresse psychologique et vice-versa. Miren Behaxeteguy ne ferait pas exception, elle qui décrit une existence rythmée par l'anticipation des crises et la peur de la prochaine attaque. ## Un combat quotidien contre l'invisibilité de la maladie L'un des aspects les plus douloureux de son calvaire, tel que rapporté par *Midi Libre*, résiderait dans le sentiment d'invisibilité sociale de sa pathologie. Contrairement à d'autres maladies invalidantes, la migraine ne laisse pas de marques visibles, ce qui pourrait expliquer une forme de scepticisme, voire de stigmatisation, de la part de l'entourage professionnel ou familial. "On ne voit rien, donc on imagine que ce n'est pas si grave", résume le témoignage de Miren, une perception qui contraste avec la réalité d'une douleur classée par l'Organisation mondiale de la santé comme l'une des plus handicapantes. Cette invisibilité constituerait également un frein à la reconnaissance administrative du handicap, compliquant l'accès aux dispositifs d'aide et d'aménagement du temps de travail. Les associations de patients, régulièrement citées dans la presse régionale, dénoncent un parcours du combattant pour obtenir une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ou une allocation pour adulte handicapé (AAH) adaptée à cette pathologie fluctuante. ## Des perspectives thérapeutiques encore limitées Le parcours médical de Miren Behaxeteguy, selon les informations disponibles, illustrerait les limites des traitements actuels. Les antalgiques classiques se révéleraient souvent inefficaces face à la puissance des crises migraineuses, tandis que les traitements de fond, destinés à réduire la fréquence des attaques, ne fonctionneraient pas chez tous les patients. Les effets secondaires, parfois sévères, compliqueraient également l'observance thérapeutique. Depuis quelques années, de nouvelles classes thérapeutiques, notamment les anticorps monoclonaux ciblant le peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP), offrent des perspectives prometteuses pour les formes réfractaires. Toutefois, ces traitements, coûteux, ne seraient pas accessibles à tous les patients et leur remboursement, bien qu'en progression, resterait conditionné à des critères stricts. ## Un appel à la reconnaissance et à la recherche Le témoignage de cette Montpelliéraine, publié par *Midi Libre* à l'occasion de la journée mondiale de solidarité, s'inscrirait dans une démarche de sensibilisation plus large. Les associations de patients, notamment La Voix des Migraineux, appellent régulièrement à une meilleure formation des médecins généralistes, souvent en première ligne face à cette pathologie, ainsi qu'à un investissement accru dans la recherche fondamentale et clinique. La migraine chronique, bien que non mortelle, pourrait être responsable d'une altération significative de la qualité de vie, comparable à celle observée dans certaines maladies chroniques graves. Le parcours de Miren Behaxeteguy, marqué par une douleur persistante et une perte d'autonomie progressive, rappelle l'urgence d'une prise en charge globale, médicale, sociale et psychologique, pour des milliers de patients confrontés à ce que certains spécialistes n'hésitent pas à qualifier de "maladie orpheline du système nerveux".