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Après le TGV, c'est à Belfort qu'Alstom va produire une nouvelle génération de locomotives pour remplacer le diesel

Economie · · Par Julie MOREAU

Après le TGV, c'est à Belfort qu'Alstom va produire une nouvelle génération de locomotives pour remplacer le diesel

# Alstom confie à Belfort la production d'une nouvelle génération de locomotives de manœuvre Le constructeur ferroviaire Alstom a officialisé, par courrier daté

# Alstom confie à Belfort la production d'une nouvelle génération de locomotives de manœuvre Le constructeur ferroviaire Alstom a officialisé, par courrier daté du 26 août, son choix de confier à son usine historique de Belfort la production d'une nouvelle gamme de locomotives de manœuvre. Cette décision, annoncée mardi par la mairie de la ville franc-comtoise, vise à répondre au vaste marché de renouvellement du parc européen d'engins encore majoritairement diesel, poussé par les objectifs de décarbonation de l'Union européenne. ## Un site historique au cœur de la stratégie industrielle d'Alstom Le courrier signé par Frédéric Wiscart, président d'Alstom France et Benelux, précise que le site belfortain, berceau du TGV, a été retenu pour produire ces nouvelles locomotives de manœuvre. Ces engins sont spécifiquement conçus pour déplacer et repositionner des wagons sur de courtes distances dans les gares de fret, les dépôts, les ports ou les sites industriels. La municipalité, dirigée par Damien Meslot, s'est félicitée de cette annonce, y voyant "une décision stratégique qui confirme la confiance d'Alstom dans les compétences du site belfortain et ouvre de nouvelles perspectives d'activité et d'emploi pour les années à venir". Cette affectation constitue un signal fort pour l'usine de Belfort, qui avait connu des périodes d'incertitude ces dernières années. Le site, qui emploie plusieurs centaines de salariés, voit ainsi son rôle conforté dans la stratégie industrielle du groupe, déjà engagé dans la production du TGV "M", le train à grande vitesse de nouvelle génération commandé par la SNCF. ## Un marché européen estimé à plusieurs milliers d'engins Le contexte économique qui justifie cet investissement est clairement identifié : le parc européen de locomotives de manœuvre est vieillissant et majoritairement propulsé au diesel. Selon les éléments communiqués par la mairie de Belfort, les objectifs de décarbonation fixés par l'Union européenne accélèrent la transition vers des motorisations alternatives, qu'elles soient électriques, à batteries ou à hydrogène. Ce renouvellement représente un potentiel commercial considérable, estimé à plusieurs milliers d'engins à remplacer en Europe dans les prochaines années. Alstom, qui compte plus de 13 000 employés en France répartis sur 14 sites, entend bien capter une part significative de ce marché. Le choix de Belfort pour cette production s'inscrit dans une logique de spécialisation des sites français du groupe, chaque usine étant affectée à des gammes de produits spécifiques. ## Des perspectives d'emploi et d'activité renforcées Au-delà de l'aspect purement industriel, cette décision devrait avoir des retombées positives sur l'emploi local. Si la mairie n'a pas communiqué de chiffres précis concernant les créations de postes attendues, elle évoque "de nouvelles perspectives d'activité et d'emploi pour les années à venir". Le site de Belfort, qui a déjà démontré son savoir-faire dans la construction de trains à grande vitesse, devra adapter ses lignes de production à cette nouvelle gamme de locomotives. Cette annonce intervient dans un contexte plus large de transition énergétique du secteur ferroviaire français. Rappelons qu'environ un train sur quatre de la SNCF roule encore au diesel, et que les premiers trains régionaux à batteries commencent tout juste à circuler, six ans après les premières annonces en ce sens. Le choix d'Alstom de produire ces nouvelles locomotives à Belfort illustre la volonté du constructeur de positionner la France comme un acteur clé de la décarbonation du fret ferroviaire européen, tout en capitalisant sur l'expertise historique du site franc-comtois.