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Après les menaces de Donald Trump, l’UE assure que son rapprochement avec le Canada n’est «dirigé contre personne»

Une · · Par Claire BERNARD

Après les menaces de Donald Trump, l’UE assure que son rapprochement avec le Canada n’est «dirigé contre personne»

## Bruxelles tente de désamorcer la crise commerciale avec Washington La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi que le

## Bruxelles tente de désamorcer la crise commerciale avec Washington La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé mercredi que le Canada devienne le premier pays « membre associé » de l'Union européenne, une initiative présentée comme un approfondissement du partenariat transatlantique. Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, cette annonce, faite en présence du premier ministre canadien Mark Carney, a immédiatement suscité une réaction hostile de Donald Trump, qui a menacé de rompre les échanges commerciaux avec l'UE. ## Une proposition qui ne vise « personne » Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, Bruxelles s'est employée jeudi à clarifier sa position. « La proposition de renforcement de notre partenariat avec le Canada n'est dirigée contre personne », a déclaré Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne en matière de Commerce, cité par Le Figaro. Cette mise au point intervient après les menaces de représailles formulées par le président américain, qui a qualifié l'initiative de « ridicule » et évoqué une possible rupture des échanges commerciaux avec les Vingt-Sept. ## Un contexte de désamour transatlantique Cette séquence s'inscrit dans un climat de tensions croissantes entre Washington et Bruxelles. Le rapprochement entre l'UE et le Canada, présenté comme un projet structurant, pourrait toutefois être perçu outre-Atlantique comme une tentative de contournement des intérêts américains. D'après les éléments rapportés par l'AFP, Donald Trump a réagi avec virulence à cette perspective, menaçant explicitement de rompre les échanges commerciaux. Une telle rupture aurait des conséquences économiques majeures, notamment pour les secteurs exportateurs européens, d'autant plus que les États-Unis demeurent l'un des principaux partenaires commerciaux de l'Union. ## Un statut inédit pour Ottawa La proposition d'Ursula von der Leyen conférerait au Canada un statut inédit, celui de premier « membre associé » de l'UE. Ce dispositif, s'il se concrétisait, pourrait ouvrir la voie à un rapprochement institutionnel renforcé, sans pour autant équivaloir à une adhésion pleine et entière. Les modalités précises de ce statut n'ont pas été détaillées à ce stade, et aucune calendrier n'a été communiqué par la Commission. Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, Bruxelles entend avant tout renforcer ses liens avec un partenaire historiquement proche, sans constituer un front hostile aux États-Unis. ## Un équilibre diplomatique délicat La réponse de Bruxelles illustre la difficulté pour l'Union européenne de concilier approfondissement de ses partenariats internationaux et préservation de ses relations avec Washington. En effet, la moindre initiative perçue comme un contournement de la puissance américaine semble désormais susceptible de déclencher des représailles commerciales. Toutefois, la Commission européenne maintient que son rapprochement avec Ottawa ne saurait être interprété comme une alliance dirigée contre quiconque. Reste à savoir si cette mise au point suffira à apaiser les tensions, alors que les menaces de Donald Trump pèsent sur l'équilibre commercial transatlantique.