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Annulation des élections municipales à Montpellier : ce que propose le rapporteur public au sujet du recours de Rémi Gaillard

Une · · Par Claire BERNARD

Annulation des élections municipales à Montpellier : ce que propose le rapporteur public au sujet du recours de Rémi Gaillard

## Montpellier : le rapporteur public propose le rejet du recours de Rémi Gaillard À trois jours de l'audience prévue le mardi 29 septembre devant le tribunal a

## Montpellier : le rapporteur public propose le rejet du recours de Rémi Gaillard À trois jours de l'audience prévue le mardi 29 septembre devant le tribunal administratif de Montpellier, le sens des conclusions du rapporteur public a été rendu public. Selon les informations rapportées par Midi Libre, ce dernier propose le rejet au fond de la protestation électorale déposée par Rémi Gaillard, candidat malheureux à l'élection municipale de 2020. Cette position, si elle était suivie par la juridiction, écarterait l'hypothèse d'une annulation du scrutin qui avait porté Michaël Delafosse à la tête de la ville. ## Le cadre juridique du recours électoral La procédure engagée par Rémi Gaillard s'inscrit dans le champ classique du contentieux électoral, régi par le code électoral et soumis à l'appréciation du juge administratif. Dans ce type de litige, le rapporteur public — dont le rôle consiste à exposer publiquement une analyse juridique indépendante — ne lie pas la formation de jugement, mais son avis pèse généralement de manière significative sur la décision finale. En l'espèce, la proposition de rejet au fond indique que les moyens soulevés par le requérant n'auraient pas été jugés suffisamment établis pour remettre en cause la validité des opérations électorales. Le tribunal rendra sa décision à l'issue de l'audience du 29 septembre. ## Les suites possibles de la décision Si le tribunal administratif devait suivre les conclusions du rapporteur public, la protestation serait rejetée, confirmant ainsi la régularité du scrutin municipal de Montpellier. Le requérant conserverait toutefois la possibilité de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État, qui constitue la juridiction suprême de l'ordre administratif. Une telle voie de recours n'est cependant pas suspensive et n'aurait pas, en elle-même, d'effet immédiat sur la composition du conseil municipal. En effet, la décision du tribunal administratif demeurerait exécutoire tant que le Conseil d'État ne se serait pas prononcé sur le fond. ## Un enjeu institutionnel et politique Au-delà du cas individuel, cette affaire illustre la sensibilité des contentieux post-électoraux, qui peuvent fragiliser la légitimité des majorités locales pendant plusieurs mois. À Montpellier, commune de plus de 290 000 habitants et préfecture de l'Hérault, l'issue de la procédure est suivie avec attention, d'autant plus que les recours de ce type se sont multipliés ces dernières années dans plusieurs grandes villes françaises. Toutefois, les annulations effectives restent rares, les juridictions exigeant généralement des irrégularités substantielles et susceptibles d'avoir inversé le résultat du scrutin. Selon des sources judiciaires citées par Midi Libre, aucun élément de cette nature n'aurait été retenu à ce stade de l'instruction. ## Une décision attendue le 29 septembre La formation de jugement du tribunal administratif de Montpellier rendra donc sa décision après l'audience du mardi 29 septembre. Si la proposition du rapporteur public était suivie, Rémi Gaillard verrait sa protestation rejetée au fond, ouvrant la voie à un éventuel pourvoi en cassation. Dans l'attente, la municipalité en place demeure en fonction, et l'hypothèse d'une annulation du scrutin — qui aurait entraîné l'organisation de nouvelles élections — semblerait s'éloigner à mesure que la procédure avance vers son terme.