Amaury Ledoux (LCT) : LCT, pompes à chaleur en copropriétés et gestion des CEE - 26/09

## LCT mise sur les pompes à chaleur en copropriété et la gestion des CEE Amaury Ledoux, dirigeant de LCT, était l'invité de BFM Business le 26 septembre pour p
## LCT mise sur les pompes à chaleur en copropriété et la gestion des CEE
Amaury Ledoux, dirigeant de LCT, était l'invité de BFM Business le 26 septembre pour présenter l'activité de son entreprise, positionnée sur deux marchés en forte croissance : l'installation de pompes à chaleur en copropriété et la gestion des certificats d'économies d'énergie (CEE). Un positionnement qui s'inscrit dans un contexte de transition énergétique où la rénovation des bâtiments collectifs devient un enjeu majeur.
## La pompe à chaleur, un marché porté par la réglementation
Le remplacement des chaudières à énergie fossile par des pompes à chaleur constitue l'un des axes centraux de la politique française de décarbonation. Les copropriétés, qui représentent une part importante du parc résidentiel, sont particulièrement concernées par cette mutation. Or, ces bâtiments collectifs présentent des contraintes techniques spécifiques : installation en partie commune, gestion des autorisations en assemblée générale, adaptation des réseaux de distribution existants. Autant de freins qui expliquent la lenteur de la transition dans ce segment.
D'après les éléments présentés par Amaury Ledoux, LCT entend justement lever ces obstacles en proposant une approche dédiée aux copropriétés, là où la majorité des installateurs se concentrent sur la maison individuelle. Ce positionnement pourrait permettre de capter une demande encore peu servie, alors que les obligations réglementaires se durcissent progressivement pour les bâtiments collectifs.
## Les CEE, un dispositif complexe à maîtriser
La gestion des certificats d'économies d'énergie constitue le second pilier de l'activité de LCT. Ce dispositif, créé par la loi POPE de 2005, impose aux fournisseurs d'énergie (électricité, gaz, carburants, fioul) de financer des actions d'économie d'énergie, sous peine de pénalités. Les particuliers et les copropriétés peuvent ainsi bénéficier de primes pour financer leurs travaux de rénovation énergétique.
La complexité administrative du mécanisme — calcul des volumes en kWh cumac, éligibilité des opérations, articulation avec MaPrimeRénov' et la TVA réduite — explique pourquoi de nombreuses copropriétés renoncent à en bénéficier. Selon Amaury Ledoux, l'accompagnement sur ces démarches représente un levier de différenciation pour les entreprises du secteur, la valeur ajoutée résidant autant dans l'ingénierie technique que dans la maîtrise des circuits de financement.
## Un contexte concurrentiel dense
L'émission de BFM Business du 26 septembre illustre la densité des acteurs positionnés sur la transition énergétique et l'efficacité des bâtiments. Aux côtés de LCT figuraient notamment Hemerson Muala (GDS Groupe), sur l'optimisation de la performance énergétique, ou encore Cédric Germa (I-STOR-I), spécialisé dans le stockage d'électricité par batteries. Cette diversité d'intervenants témoigne de la structuration rapide d'un écosystème où se côtoient installateurs, bureaux d'études, gestionnaires de certificats et spécialistes du stockage.
Pour les copropriétés, cette multiplication des interlocuteurs peut toutefois compliquer la lecture des offres. La question de la fiabilité des partenaires et de la traçabilité des primes CEE reste un point de vigilance, plusieurs affaires de fraudes ayant éclaté ces dernières années dans le secteur de la rénovation énergétique.
## Perspectives
Le développement de LCT sur le segment des copropriétés dépendra de sa capacité à industrialiser un modèle encore artisanal, tout en sécurisant ses dossiers CEE. À l'échelle du marché, la réussite de la transition énergétique des bâtiments collectifs conditionnera largement l'atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions. Un chantier de long terme, dont les prochaines échéances réglementaires devraient préciser le rythme.