Alors que les incendies sévissent toujours en Gironde, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave annonce qu'"une cellule de crise économique" va être ouverte

# Incendies en Gironde : une cellule de crise économique ouverte pour soutenir les entreprises Alors que les flammes continuent de ravager plusieurs secteurs de
# Incendies en Gironde : une cellule de crise économique ouverte pour soutenir les entreprises
Alors que les flammes continuent de ravager plusieurs secteurs de la Gironde, le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a annoncé ce dimanche 26 juillet l'ouverture d'une "cellule de crise économique" destinée à évaluer et répondre aux conséquences financières de cette catastrophe. Une demande adressée au ministre de l'Économie, Roland Lescure, qui aurait été "acceptée" selon l'élu, alors que de nombreuses communes sont toujours évacuées et que l'activité économique locale se trouve paralysée.
## Une demande formulée en urgence auprès du gouvernement
Thomas Cazenave a indiqué avoir sollicité Roland Lescure dès ce dimanche matin, jugeant "nécessaire d'installer rapidement une cellule de crise économique ici en Gironde et sur la métropole". Le locataire de Bercy aurait répondu favorablement à cette requête, permettant ainsi la mise en place d'un dispositif dédié. "Nous sommes demain lundi. Se pose la question du retour au travail. Nous avons un grand nombre d'entreprises qui sont dans les secteurs évacués", a précisé l'édile, soulignant l'urgence d'agir face à une situation qui s'éternise.
Le maire de Bordeaux a également évoqué la "situation particulière" du secteur touristique, fortement impacté par les incendies qui perturbent les déplacements et les séjours dans la région. Il a appelé le ministre, la préfète et "tous les représentants du monde économique" à "partager ensemble les contraintes, l'impact économique" pour trouver des solutions adaptées.
## Une continuité économique à organiser dans la durée
Face à une crise qui dure, Thomas Cazenave a invité les différents acteurs à se réunir pour réfléchir à "comment est-ce qu'on assure une forme de continuité économique dans une crise qui dure". Cette interrogation reflète les difficultés rencontrées par les entreprises locales, dont certaines sont situées dans des zones d'évacuation et ne peuvent plus exercer leur activité depuis plusieurs jours.
L'élu a insisté sur la nécessité de coordonner les efforts entre les pouvoirs publics et les représentants économiques pour minimiser l'impact sur l'emploi et les revenus des travailleurs. La cellule de crise devrait permettre d'identifier les besoins les plus urgents et de déployer des mesures de soutien ciblées, qu'il s'agisse d'aides financières directes, de reports de charges ou de dispositifs de chômage partiel.
## La CCI déjà mobilisée avec un numéro d'urgence
De son côté, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Bordeaux Gironde a déjà activé sa propre cellule de crise, mettant à disposition un numéro spécial, le 3006, pour accompagner les entreprises en difficulté. Selon la CCI, ce service vise à guider les chefs d'entreprise "dans leurs premières démarches" et à les orienter "vers les dispositifs mobilisables". L'organisme consulaire assure également "le relais des difficultés rencontrées sur le terrain auprès des pouvoirs publics".
"Dans une situation d'urgence, les entreprises doivent pouvoir identifier rapidement les interlocuteurs et les procédures", a souligné la CCI, qui entend jouer un rôle de facilitateur entre le monde économique et les autorités. Ce dispositif complète l'action de la cellule de crise économique annoncée par le maire de Bordeaux, créant ainsi un filet de sécurité pour les entrepreneurs locaux.
## Un enjeu de taille pour l'économie girondine
Les incendies qui sévissent en Gironde depuis plusieurs jours ont déjà entraîné l'évacuation de plusieurs communes et la fermeture de nombreuses routes, perturbant gravement l'activité économique locale. Au-delà du secteur touristique, directement touché par les annulations de réservations et la baisse de fréquentation, ce sont aussi les commerces, les artisans et les industries qui subissent les conséquences de cette crise.
La mise en place de cette cellule de crise économique intervient alors que les autorités locales cherchent à anticiper les répercussions à moyen terme sur le tissu entrepreneurial girondin. Reste à savoir quels dispositifs concrets seront déployés dans les prochains jours et comment les entreprises pourront bénéficier de ces mesures de soutien. Le gouvernement et les élus locaux devront désormais conjuguer urgence sanitaire et impératif économique pour limiter les dégâts d'une catastrophe qui n'a pas encore livré tous ses effets.