Allemagne : après le naufrage électoral de son parti, le chancelier Friedrich Merz peut-il encore tenir ?

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Allemagne : après le naufrage électoral de son parti, le chancelier Friedrich Merz peut-il encore tenir ?
Berlin — Le sort du chancelier allemand Friedrich Merz ne tiendrait plus qu'à un fil, selon une analyse publiée par Le Figaro le 21 septembre 2026. Au pouvoir depuis seize mois à la tête d'une coalition avec les sociaux-démocrates, le dirigeant chrétien-démocrate fait face à une séquence électorale particulièrement défavorable pour son parti, la CDU.
Trois scrutins, trois échecs
Selon les informations rapportées par la correspondante du Figaro à Berlin, Aude Bariéty de Lagarde, les élections régionales organisées dans l'est de l'Allemagne en ce mois de septembre ont constitué un fiasco pour le camp conservateur. Trois scrutins se sont succédé : le 6 septembre en Saxe-Anhalt, puis le 20 septembre à Berlin et dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ces trois rendez-vous électoraux ont conduit à trois échecs d'intensité variée pour la CDU, avec notamment une perte probable d'un Land, une perte probable de la mairie de Berlin et une disparition assurée du Parlement régional.
Un aveu de faiblesse au siège du parti
Face aux journalistes réunis à la Konrad-Adenauer-Haus, le siège fédéral du parti chrétien-démocrate, le candidat conservateur à la mairie de Berlin, Stefan Evers, aurait reconnu l'évidence, cité par Le Figaro : « Aujourd'hui est l'un des jours les plus durs de l'histoire de la CDU. » Cette déclaration, rapportée par la correspondante, illustre l'ampleur de la défaite enregistrée par la formation du chancelier dans une région où elle espérait consolider ses positions.
Merz refuse d'abandonner
Soumis à une importante pression, le chancelier Friedrich Merz refuserait pour l'heure d'« abandonner », selon les éléments rapportés par Le Figaro. Âgé de plus de soixante-dix ans et au pouvoir depuis moins d'un an et demi, le dirigeant s'accrocherait à son poste malgré les appels croissants à la remise en question de sa stratégie. Cette situation pourrait fragiliser davantage la coalition qu'il dirige avec les sociaux-démocrates, d'autant plus que les résultats électoraux semblent traduire un désaveu de la ligne gouvernementale dans plusieurs régions clés.
Un avenir politique incertain
La question de la capacité de Friedrich Merz à se maintenir à la chancellerie demeure ouverte. Si le septuagénaire refuse pour l'instant de céder, les échecs successifs de son parti pourraient, à terme, raviver les tensions internes à la CDU et fragiliser la stabilité de l'exécutif allemand. La trajectoire des prochaines semaines s'annonce déterminante pour l'avenir politique du chancelier et pour la cohésion de la coalition au pouvoir à Berlin.