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Alerte canicule : la barre des 35 °C dépassée… l’Hérault, le Gard et l’Aude maintenus en vigilance orange

Une · · Par Claire BERNARD

Alerte canicule : la barre des 35 °C dépassée… l’Hérault, le Gard et l’Aude maintenus en vigilance orange

Météo France a placé cinq départements en vigilance orange canicule pour la journée du vendredi 4 septembre, dont l'Hérault, le Gard et l'Aude, selon des inform

Météo France a placé cinq départements en vigilance orange canicule pour la journée du vendredi 4 septembre, dont l'Hérault, le Gard et l'Aude, selon des informations rapportées par Midi Libre. Les températures devraient y dépasser la barre des 35 °C, un seuil qui n'avait pas été atteint depuis plusieurs semaines dans cette région du Languedoc-Roussillon. Cette alerte intervient dans un contexte de fin d'été où les épisodes de chaleur tardifs se multiplient sur le pourtour méditerranéen. ### Un épisode de chaleur tardif sur le Languedoc-Roussillon D'après les données communiquées par Météo France, relayées par Midi Libre, les maximales pourraient atteindre 36 à 38 °C localement dans les trois départements languedociens maintenus en vigilance orange. Cette situation s'expliquerait par une remontée d'air chaud d'origine saharienne conjuguée à un ensoleillement encore prononcé pour la période. Les services météorologiques précisent que ce pic de chaleur devrait se maintenir tout au long de la journée de vendredi, avant une possible dégradation orageuse attendue dans la soirée ou durant le week-end. Les deux autres départements concernés par cette vigilance orange n'ont pas été précisément identifiés dans les éléments disponibles, mais la zone Languedoc-Roussillon apparaît comme le principal foyer de cet épisode caniculaire. Les températures nocturnes, qui peineront à descendre sous la barre des 20 à 22 °C, pourraient également limiter la capacité de récupération des organismes, un facteur particulièrement surveillé par les autorités sanitaires. Ce phénomène s'inscrit dans une tendance plus large observée ces dernières années, où les épisodes de fortes chaleurs s'étendent au-delà de la période estivale traditionnelle, du fait du changement climatique. Les données historiques de Météo France indiquent en effet que les vagues de chaleur survenant après le 15 août gagnent en fréquence depuis le début des années 2010. ### Des consignes sanitaires rappelées aux populations vulnérables Face à cette situation, les préfectures de l'Hérault, du Gard et de l'Aude auraient activé les procédures prévues par le plan national canicule, selon les informations de Midi Libre. Les personnes âgées, les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les personnes souffrant de pathologies chroniques sont particulièrement invitées à respecter les consignes de base : s'hydrater régulièrement sans attendre d'avoir soif, éviter les sorties aux heures les plus chaudes, maintenir les logements frais en fermant volets et fenêtres durant la journée. Les mairies des principales villes de la région, notamment Montpellier et Nîmes, auraient également été invitées à recenser les personnes isolées et à mettre à disposition des espaces climatisés. Par ailleurs, les employeurs sont appelés à adapter les conditions de travail pour les salariés exerçant des tâches physiques en extérieur, conformément au code du travail qui prévoit des dispositions spécifiques en cas de fortes chaleurs. Les services de secours, pompiers et SAMU, se tiennent en état d'alerte renforcé pour faire face à d'éventuels malaises liés à la déshydratation ou aux coups de chaleur. Selon un bilan de Santé publique France publié à l'issue de l'été 2024, les épisodes caniculaires auraient entraîné une surmortalité notable dans les départements méditerranéens, ce qui justifie le maintien d'une vigilance particulière malgré la saison avancée. ### Une vigilance qui pourrait être levée rapidement Les prévisions à moyen terme, telles qu'elles ressortent des modèles de Météo France, suggèrent que cet épisode de chaleur serait de courte durée. L'arrivée d'une masse d'air plus frais par l'ouest, accompagnée d'instabilité orageuse, pourrait en effet faire chuter les températures dès samedi après-midi. Les services météorologiques évoquent toutefois une incertitude sur le timing exact de cette dégradation, qui conditionnera la durée effective du maintien en vigilance orange. Si la barre des 35 °C devrait être franchie dans l'ensemble des trois départements languedociens, des écarts notables sont attendus entre le littoral, où la brise marine pourrait tempérer les maximales, et les terres intérieures, notamment les plaines du Languedoc et les vallées cévenoles. Ce nouvel épisode de chaleur tardif relance par ailleurs la question de l'adaptation des villes au réchauffement climatique, alors que Montpellier figure parmi les métropoles françaises les plus exposées aux fortes températures. Les collectivités locales multiplient les initiatives en matière d'îlots de fraîcheur et de végétalisation, mais les effets de ces aménagements ne pourront être mesurés que sur le long terme. Pour l'heure, les autorités appellent à la prudence et au bon sens, en rappelant que la canicule de 2003, qui avait causé près de 15 000 décès en France, avait débuté à une période comparable de l'année. Le maintien de la vigilance orange pour la journée de vendredi constitue donc une mesure de précaution proportionnée à un risque sanitaire qui, bien que connu, demeure potentiellement grave.