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Albert Zennou : « Marine Le Pen face à son dernier plafond de verre, l’économie »

Une · · Par Claire BERNARD

Albert Zennou : « Marine Le Pen face à son dernier plafond de verre, l’économie »

Selon une chronique publiée par Le Figaro le 19 septembre 2026, sous la plume d'Albert Zennou, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nati

Selon une chronique publiée par Le Figaro le 19 septembre 2026, sous la plume d'Albert Zennou, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale se trouverait confrontée à un obstacle de taille dans sa course à l'Élysée : la crédibilité économique. D'après cette analyse, Marine Le Pen, créditée d'intentions de vote proches d'un tiers des suffrages au premier tour, doit désormais convaincre un électorat qui ne lui est pas naturellement acquis, celui de la droite traditionnelle. ## Un socle électoral consolidé mais insuffisant Le constat dressé par le chroniqueur du Figaro s'appuie sur une réalité électorale documentée. Le Rassemblement national, selon cette source, ne serait plus ce parti protestataire qui captait jadis les voix des Français en colère. Il aspirerait désormais au statut de formation de gouvernement, perçu comme susceptible de diriger le pays. Cette transformation, note Albert Zennou, s'accompagne d'une banalisation du vote RN et d'une consolidation de son socle populaire. Toutefois, cette dynamique se heurterait à un plafond structurel : pour franchir la barre des 50 % au second tour, Marine Le Pen doit agréger à son électorat naturel des électeurs venus d'autres horizons politiques. ## Le réservoir de voix de la droite traditionnelle D'après l'analyse du Figaro, le principal réservoir de voix se situerait à droite de l'échiquier politique. Les électeurs de Bruno Retailleau, d'Éric Zemmour et même une partie de ceux d'Édouard Philippe constitueraient une réserve électorale déterminante. Or, ces électorats se distingueraient par une sensibilité particulière aux questions budgétaires, fiscales et de compétitivité économique. Selon cette chronique, les positions économiques de Marine Le Pen pourraient freiner les reports de voix indispensables au second tour. Ce phénomène, qualifié de « dernier plafond de verre », renverrait à une difficulté historique du parti frontiste puis rassemblementiste à rassurer les milieux économiques et les électeurs attachés à l'orthodoxie budgétaire. ## Une équation politique complexe Cette situation place la candidate dans une équation délicate. D'un côté, son socle populaire reste attaché à des positions de protection sociale et de souveraineté économique. De l'autre, la conquête des électeurs de droite traditionnelle exigerait des gages de crédibilité budgétaire et de sérieux gestionnaire. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, cette tension constituerait l'enjeu central de la prochaine présidentielle pour le Rassemblement national. Le parti, fort de ses intentions de vote élevées, devrait démontrer qu'il peut non seulement contester le pouvoir, mais aussi l'exercer. Cette démonstration passerait notamment par un discours économique susceptible de rassurer au-delà de son électorat habituel, sans pour autant démobiliser sa base. ## Un enjeu de crédibilité gouvernementale L'analyse d'Albert Zennou s'inscrit dans un contexte où la question de la capacité de gouvernance du RN est régulièrement soulevée. La crédibilité économique apparaîtrait ainsi comme le dernier verrou à faire sauter pour espérer une majorité absolue. Selon cette chronique, les électeurs de droite traditionnelle, souvent sensibles aux questions de dette publique, de fiscalité et d'attractivité du territoire, attendraient des garanties concrètes. Le défi consisterait donc à conjuguer un programme social-populaire avec des engagements de rigueur budgétaire, exercice auquel le parti se livrerait depuis plusieurs années sans avoir totalement convaincu cet électorat. Cette chronique du Figaro suggère que la prochaine élection présidentielle pourrait se jouer sur la capacité de Marine Le Pen à lever ce dernier obstacle. Si les sondages la placent durablement au second tour, la conversion des intentions de vote en suffrages réels dépendrait en grande partie de sa capacité à rassurer les électeurs de droite sur sa compétence économique. Une équation qui, selon cette analyse, demeure à ce jour non résolue.