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Affaire Sapin : France Inter, BFM... La France Insoumise veut soumettre les médias

Une · · Par Claire BERNARD

Affaire Sapin : France Inter, BFM... La France Insoumise veut soumettre les médias

## Affaire Sapin : quand la France Insoumise cible les médias traditionnels La controverse autour de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs Actuelles et no

## Affaire Sapin : quand la France Insoumise cible les médias traditionnels La controverse autour de Charles Sapin, directeur adjoint de *Valeurs Actuelles* et nouvel éditorialiste politique sur France Inter, a franchi une nouvelle étape le 20 septembre 2026 avec l'annonce de la suppression de sa chronique hebdomadaire. Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, cette décision intervient après trois semaines de remous internes et de mobilisation sociale au sein de Radio France, un épisode que La France Insoumise n'a pas tardé à qualifier de victoire politique. ## Un rapport de force revendiqué D'après le quotidien, le député LFI Antoine Léaument a célébré la « victoire des salariés antifascistes » ayant obtenu la suppression de l'éditorial dominical de Charles Sapin. Cette réaction s'inscrit dans une stratégie plus large du mouvement mélenchoniste, qui revendique une lutte permanente contre ce qu'il désigne comme l'« appareil d'hégémonie » des médias traditionnels, une formule empruntée au penseur italien Antonio Gramsci. Par ailleurs, les Insoumis continuent de boycotter les interventions de Sonia Mabrouk, illustrant une posture de confrontation assumée avec certaines rédactions. ## Des accusations et des précédents judiciaires Selon les éléments rapportés par *Le Figaro*, les Insoumis réclamaient depuis la fin de l'été la mise à l'écart de ce journaliste, invoquant son appartenance à un titre sanctionné par le passé pour « incitation à la haine raciale ». Cette référence à une condamnation antérieure de *Valeurs Actuelles* constitue le socle argumentatif du mouvement, qui estime incompatible la présence d'un responsable de ce média sur une antenne de service public. Toutefois, cette position soulève des questions sur les critères présidant à l'exclusion d'une voix éditoriale du paysage audiovisuel. ## Une pression sur l'indépendance rédactionnelle Cette séquence pourrait avoir des implications durables sur les relations entre formations politiques et médias. En effet, la mobilisation interne à Radio France, conjuguée aux pressions politiques extérieures, interroge sur la marge de manœuvre des directions éditoriales face aux campagnes de contestation. D'après des observateurs cités par la presse nationale, la frontière entre légitime interpellation citoyenne et tentative d'influence sur les choix rédactionnels semblerait de plus en plus ténue, d'autant plus que les précédents de ce type se multiplient depuis plusieurs années. ## Un précédent qui pourrait faire jurisprudence L'affaire Charles Sapin n'est pas isolée. Elle s'inscrit dans une série de tensions opposant La France Insoumise à plusieurs rédactions depuis 2022, notamment autour de la couverture médiatique des mouvements sociaux et des questions migratoires. Selon des sources gouvernementales, cette dynamique pourrait peser sur les futures nominations dans l'audiovisuel public, alors que le débat sur l'indépendance des médias reste vif. La décision de France Inter, si elle est confirmée, constituerait un cas d'école pour les directions confrontées à des revendications similaires. Reste à savoir si cette « victoire » revendiquée par les Insoumis se traduira par un apaisement ou, au contraire, par une intensification des pressions sur les rédactions jugées défavorables au mouvement. La question de l'équilibre entre responsabilité éditoriale et pluralisme demeure, en l'état, ouverte.