Onyx Infos

Affaire Lyhanna : traitement «diligent» à Toulouse, «carences graves» dans le Gers... Les détails du rapport d’inspection

Une · · Par Claire BERNARD

Affaire Lyhanna : traitement «diligent» à Toulouse, «carences graves» dans le Gers... Les détails du rapport d’inspection

# Affaire Lyhanna : traitement «diligent» à Toulouse, «carences graves» dans le Gers... Les détails du rapport d’inspection Le pré-rapport conjoint de l'Inspect

# Affaire Lyhanna : traitement «diligent» à Toulouse, «carences graves» dans le Gers... Les détails du rapport d’inspection Le pré-rapport conjoint de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et de l'Inspection générale de la justice (IGJ), déposé lundi matin sur le bureau du ministre Sébastien Lecornu, met en lumière des dysfonctionnements majeurs dans le traitement des plaintes préalables au meurtre de Lyhanna, disparue le 29 mai dans le Gers. Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, ce document préliminaire, destiné à être complété, se concentre sur une plainte spécifique : celle déposée le 18 août 2025 par la mère de Rosa, une enfant de 10 ans accusant Jérôme Barella de l'avoir violée à plusieurs reprises. ## Un contraste saisissant entre deux juridictions ### ### À Toulouse, une procédure jugée «diligente» Le rapport d'inspection souligne que le traitement de la plainte par les services toulousains a été mené avec une rigueur certaine. D'après des sources proches de l'enquête, les magistrats et enquêteurs de la Ville rose auraient agi «avec diligence», en lançant rapidement des investigations et en procédant à des auditions. Les inspecteurs relèvent notamment que la procédure aurait suivi un cours normal, sans délai excessif ni manquement procédural apparent. Ce constat contraste fortement avec les conclusions concernant le département voisin. ### ### Dans le Gers, des «carences graves» identifiées À l'inverse, les inspections pointent du doigt des «carences graves» dans le traitement de la même affaire par les autorités gersoises. Selon le pré-rapport, plusieurs éléments auraient été négligés ou mal interprétés, contribuant à ce que Jérôme Barella, déjà visé par des signalements antérieurs pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, n'ait jamais été interpellé avant le drame. Les inspecteurs évoquent notamment un défaut de coordination entre les services et une absence de prise en compte de la récurrence des accusations pesant sur le suspect. ## Des dysfonctionnements aux conséquences tragiques ### ### Une question centrale : «À qui la faute ?» Le pré-rapport, dont *Le Figaro* a pu prendre connaissance, tente de répondre à une interrogation centrale : comment expliquer que le principal suspect n'ait jamais été arrêté malgré plusieurs plaintes et signalements ? Les premiers éléments suggèrent une accumulation de défaillances locales, sans pour autant exonérer totalement les échelons supérieurs. Les inspections devraient poursuivre leurs investigations pour déterminer si ces carences relèvent d'un problème structurel ou d'une succession d'erreurs individuelles. ### ### Des manifestations et une attente citoyenne La publication de ce rapport intervient dans un climat de forte tension. Le 8 juin 2026, une manifestation s'est tenue à Paris pour dénoncer la gestion des plaintes précédentes impliquant des victimes enfantines contre Jérôme Barella. Le pré-rapport, bien que partiel, alimente les critiques sur l'efficacité du système judiciaire et policier face aux violences sexuelles sur mineurs. Les associations de protection de l'enfance attendent désormais des mesures concrètes pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise. ## Vers une refonte des procédures ? Ce premier bilan, s'il confirme des disparités territoriales dans le traitement des plaintes, ouvre la voie à une réflexion plus large sur l'organisation des services. Le ministre Sébastien Lecornu pourrait, dans les semaines à venir, annoncer des réformes visant à harmoniser les pratiques entre juridictions et à renforcer la formation des personnels. Le rapport final, attendu sous quelques mois, devra apporter des réponses définitives sur les responsabilités engagées et les mesures correctives à mettre en œuvre.